Au beau milieu de ton billet d'hier, cher Ismaël, tu écrivais avec une belle conviction communicative : « Il faut lire Lucienne Desnoues. » 

Nous, dont la bibliothèque recèle, pour ainsi dire "depuis toujours", de bien précieux recueils - hélas, pas encore tous ! - et les tient à notre entière disposition, nous pouvons le faire selon notre bon plaisir, à volonté, de jour comme de nuit ! Mais qu'en est-il du dernier éventuel lecteur venu - ou alerté par un autre lui-même - à ce nom de poète jusque-là inconnu de lui ? Où pourrait-t-il aujourd'hui s'en procurer un ? Et je dirais même : un seul ! sans que cela ne lui pose problème !

De son vivant déjà, il n'y eut aucune réédition sinon, vers la fin de sa vie, celle de 83 poèmes par le biais - toute habillée de noir, prémonitoire ? - de cette pourtant formidable Anthologie personnelle parue chez Actes Sud en 1998. 

 Couv Lucienne

Couv 2 Lucienne

Nous sommes aujourd'hui nombreux à faire tous ensemble cercle (à agrandir bien sûr !) autour d'un rêve : celui de voir un jour prochain paraître cette fois le fort volume de ses Oeuvres poétiques complètes*. 

Non dans la trop prestigieuse (bien plus que pratique et abordable) Bibliothèque de la Pléiade, mais dans la plus modeste et populaire collection Poésie Gallimard qui, habituellement installée en bonne place dans les présentoirs mobiles des librairies - et jusqu'aux plus modestes d'entre elles ! - est le plus souvent à portée du regard et de la main de tout un chacun.

Cette riche collection Poésie Gallimard est pour le poète l'équivalent de ce qu'est Folio (je vous assure, je ne touche absolument rien !) pour l'essayiste et le romancier : par une rare efficacité de diffusion en le domaine, la porte grande ouverte au grand public ! Car les spécialistes et les férus de poésie connaissent bien évidemment, et depuis belle lurette pour certains, l'œuvre de Lucienne en éditions originales - épuisées, je l'ai dit, puisqu'il n'y en eut pas d'autres. Mais alors, les lycéens, les collégiens, ou les simples amateurs de poésie de tous âges, de toutes conditions et de toutes sensibilités confondues, qui ne la connaissent pas encore où peuvent-ils la dénicher aujourd'hui ? Ils n'ont pas même l'occasion de découvrir seulement le nom du poète imprimé quelque part. 

Certes, « il faut lire Lucienne Desnoues », et comment ! plus que jamais ! mais pour cela il est aujourd'hui urgent que l'œuvre soit proprement rééditée (Coucou chers ayants-droit !), remise le plus tôt possible dans le circuit commercial. Faute de quoi son injuste et cruel purgatoire - qui a déjà-bien-assez-trop-longtemps duré - se prolongera dorénavant sans aucun doute en enfer.

* Si mes souvenirs sont bons, Lucienne en avait patiemment rassemblé et ordonné tous les éléments puis confié successivement la lecture à trois éditeurs. Le premier ne lui répondit jamais et elle dut même se résoudre à lui faire un courrier très directif pour récupérer son bien. Le second fut victime d'un incendie qui ravagea ses locaux; ce qui, si je puis écrire, le mit tout d'un coup hors service. Alors, jamais deux sans trois, pour faire bonne mesure dans le malheur, le troisème mourut subitement d'une crise cardiaque pas bien longtemps avant que Lucienne elle-même ne subisse le même triste sort.

Mais maintenant sur tout cela, voici pour nous remettre le moral à l'endroit et aussi pour la bonne bouche, puisque hier, cher Ismaël, dans un extrait de lettre issu de tes étonnantes archives, Lucienne évoquait à la fois la chaleureuse famille Lombard et la gourmandise de Serge...

Poème Lucienne Mathieu

 

Quelques liens :

Travail et mobiles poétiques par Lucienne Desnoues.

Bonne et heureuse année 2017 ! Préface Desnoues

Marcel Thiry et le tournoi...par Lucienne Desnoues.

Pour Marcel Thiry par Lucienne Desnoues.

Pour Marcel Thiry par Lucienne Desnoues.

Fantaisies autour du trèfle.

Noël de la maison neuve par Lucienne Desnoues.

Sur une photographie de Lucienne Desnoues.

De Lucienne à Serge

Note de service d'époque et de la main même de Lucienne XIV à son maître jardinier.

De Villon ... à Desnoues par Ismaël.

Lucienne Desnoues ou la poésie de la terre.

Causerie de Lucienne Desnoues. 1ère partie.

Causerie de Lucienne Desnoues, suite et fin.

Rencontre et article de Claude-Henri Rocquet

Lucienne Desnoues, clin d'œil dans un livre d'or.

Lire Lucienne Desnoues

L'orme et le cerf perdent leurs branches par Ismaël.

Quelques traits rouges et une baguette de Sourcier par Gérard Allibert.

La vie...gne de Jean Mogin.

La vigne d'Aldo par Lucienne Desnoues.

Le sourcier Lucien Jacques, par Lucienne Desnoues.

Après vingt ans par Lucienne Desnoues.

Hors-d'œuvre spirituel par Lucienne Desnoues.

Entre Lucienne Desnoues et Jean Mogin.

Une épistole de Lucienne Desnoues aux Fiorio

 Natures mortes par Lucienne Desnoues.

Un court poème que Lucienne m'offrit.

 

Texte de Jean Mogin.

Jean Mogin.

De nouveau Jean Mogin.

La vie...gne de Jean Mogin.

Une lettre de Jean Mogin.

L'orme et le cerf perdent leurs branches par Ismaël.

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