Il y a des documents précieux - qu'on en juge un peu plus loin ! - qui, une fois sauvegardés, méritent quand même mieux que de subir le triste sort de poursuivre leur existence uniquement au ralenti - loin de la lumière du jour et de celle des regards passionnés, attentifs - enfouis dans ou sous des piles de cartons, à l'abri de la vie dans des boîtes à chaussures, ou définitivement rangés dans des classeurs d'archives froidement alignés sur des étagères comme autant de petits cercueils bien sages au garde-à-vous !

C'est que, à l'inverse, mon ami Gérard Allibert m'écrivait hier ceci : « Je te joins le texte des Cahiers Jean Tousseul (dont il s'était servi d'une photo pour illustrer son récent article du 29 janvier dernier concernant Lucienne Desnoues) pour que tu en prennes connaissance au cas où tu ne l'aurais pas, et jamais encore lu.» Et, d'un même mouvement de générosité partageuse, il m'en suggère, en même temps, ici même la publication.

C'est là, effectivement, le genre de proposition qui, à mes yeux, vaut la peine ! Alors, à mon tour maintenant de mettre très volontiers la main à la pâte pour que soit une nouvelle fois ici célébrée Lucienne Desnoues, son esprit, ses poèmes, sa présence - familière pour certains - pour pousser à la roue, aider un tant soit peu à ce qu'elle trouve un jour prochain sa juste place, enfin officielle, parmi les grands poètes du XXème. 

Poésie de la terre 1

Poésie de la terre 2

Poésie de la terre 3

Poésie de la terre 4

Poésie de la terre 5

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Poésie de la terre 7

Desnoues le charronExtrait du Grand Meaulnes.

Et puis, pour faire bonne mesure dans l'évocation en célébrant aussi ici le charron Desnoues si cher à la fois au cœur affectueux de Lucienne, sa petite-nièce, et à la fidèle mémoire d'Alain-Fournier son jeune voisin cité ci-dessus, Gérard ajoute à son envoi une photographie où l'on voit l'artisan, en ample tablier de cuir, sur le pas de la vaste porte de son atelier et entouré de trois parents ou autres familiers. Photographie à laquelle j'adjoins, en écho, deux poèmes comme écrits sur mesure, en tout cas composés et construits, pareils aux chars de l'oncle, selon le même « amour du beau métier ».

L'étant déjà d'une certaine façon pour nous, ô combien cette photo eut été encore bien plus précieuse à Lucienne elle-même ! En avait-elle d'autres de son côté ? Je ne le crois pas car, aux uns et aux autres, elle n'en avait jamais montré; ce qu'elle se serait sans doute empressé de faire quand, dans la conversation, elle se plaisait à évoquer parfois son grand-oncle et son monde qui, l'un et l'autre n'existaient alors sûrement plus qu'en elle uniquement. J'aurais voulu retrouver, pour l'ajouter encore ici, le poème intitulé La chambre aux boulons. Mea culpa ! pour le moment il m'échappe; ne l'ayant, recopié, que sur une feuille...volante. Ce qui certainement à me lire, fera rire certains !
(Aussi, si quelqu'un de plus ordonné que moi, ici ou là...merci d'avance !)

Charron DesnouesLe charron Desnoues devant son atelier à Villepreux, en 1915.

.charronnage 1

charronnage 2

Charronnage 3

charronnage 4

Trou-Moreau 5La ferme du Trou-Moreau aujourd'hui.

 La nièce du forgeron

Quelques liens utiles :

Travail et mobiles poétiques par Lucienne Desnoues.

Marcel Thiry et le tournoi...par Lucienne Desnoues.

De Villon ... à Desnoues par Ismaël.

Lucienne Desnoues ou la poésie de la terre.

Causerie de Lucienne Desnoues. 1ère partie.

Causerie de Lucienne Desnoues, suite et fin.

Rencontre et article de Claude-Henri Rocquet

Lucienne Desnoues, clin d'œil dans un livre d'or.

Lire Lucienne Desnoues

L'orme et le cerf perdent leurs branches par Ismaël.

Quelques traits rouges et une baguette de Sourcier par Gérard Allibert.

La vie...gne de Jean Mogin.

Le sourcier Lucien Jacques, par Lucienne Desnoues.

Après vingt ans par Lucienne Desnoues.

Hors-d'œuvre spirituel par Lucienne Desnoues

Noël de la maison neuve par Lucienne Desnoues.

Bonne et heureuse année 2017 !