Il me semble que le blog Serge ne pouvait pas plus opportunément débuter l'année 2017 qu'en proposant à ses lecteurs, en guise de vœux traditionnels, la minutieuse et tout à la fois vaste préface de Lucienne Desnoues au Plaisir des météores ou le livre des douze mois de la grande Marie Gevers. Façon de vous souhaiter à toutes et à tous de continuer à cultiver une belle sensibilité au monde, à tout ce qu'il a d'enrichissant pour garder le cap.

Comme l'on s'en doute, il s'agit là, une fois encore, d'un texte merveilleusement écrit, sensible et attentif, qui nous restitue en jeu de miroir, à travers certains traits choisis et soulignés de la forte personnalité de Marie Gevers, quelques touches supplémentaires de mise en valeur aidant à la connaissance de celle de Lucienne elle-même : écrivant, quoi qu'on fasse, on ne fait - c'est bien connu - jamais autre chose qu'un autoportrait !

Derrière l'hommage fervent et la célébration, ce texte est tout aussi bien, dans son déroulement, une méditation sur l'art de vivre, celui d'écrire également, invitant en outre, en filigrane à tout cela, à une sorte de rappel - efficace, si nous le voulons bien - de nos dimensions intérieures, de nos capacités, et de notre native aptitude au bonheur quotidien.
Ces cinq pages n'y dérogent pas : parce-que riche et foisonnante, quoique en douce toujours aussi rigoureuse en sa forme, l'écriture de Lucienne a bien des qualités d'une boule de cristal dans laquelle peuvent se lire beaucoup de choses, différentes selon l'heure, le moment de la lecture et selon ce qui nous y cherchons. Tout grand poète authentique, véritable, est bien un peu mage pour ses lecteurs.

Initialement paru en 1938, Plaisir des météores ou le livre des douze mois fut réédité en 1967, jusqu'à ce qu'il reparaisse de nouveau, doté cette fois de cette préface ne comportant pas de titre - sans aucun doute une commande de l'éditeur procédant ainsi, en homme de métier, à un heureux et juste rapprochement entre les deux femmes écrivains. Marie Gevers y précise en exergue que : « Ce livre est dédié aux habitants des contrées soumises au Gulf-stream. » Le tout dans la collection Passé-Présent aux Éditions Jacques Antoine en 1978. Jacques Antoine qui se rendit plusieurs fois à Montjustin où il séjournait alors bien entendu chez Lucienne. On ne peut plus hélas qu'imaginer quelle richesse auraient constitué les œuvres complètes de celle-ci idéalement éditées par ses soins.

Préface L

Préface L2

Préface L3

Préface L4

Préface L5

Préface L6

Le Fonds Marie Gevers et ses prolongements

Et quelques autres liens utiles :

Travail et mobiles poétiques par Lucienne Desnoues.

Marcel Thiry et le tournoi...par Lucienne Desnoues.

De Villon ... à Desnoues par Ismaël.

Lucienne Desnoues ou la poésie de la terre.

Causerie de Lucienne Desnoues. 1ère partie.

Causerie de Lucienne Desnoues, suite et fin.

Rencontre et article de Claude-Henri Rocquet

Lucienne Desnoues, clin d'œil dans un livre d'or.

Lire Lucienne Desnoues

L'orme et le cerf perdent leurs branches par Ismaël.

Quelques traits rouges et une baguette de Sourcier par Gérard Allibert.

La vie...gne de Jean Mogin.

Le sourcier Lucien Jacques, par Lucienne Desnoues.

Après vingt ans par Lucienne Desnoues.

Hors-d'œuvre spirituel par Lucienne Desnoues.

Pour Marcel Thiry par Lucienne Desnoues.

 Un court poème que Lucienne m'avait offert.