Retrouvé, celui-là, dans le bulletin numéro 34 de l'Association des Amis de Jean Giono, je crois bon de sortir aujourd'hui des oubliettes cet autre texte de Lucienne où, comme à son habitude dans ses célébrations d'écrivains ou d'artistes qu'elle aime, elle fait un peu - comme en douce, mais pas de façon consciente ni directement explicite - le portrait d'elle-même ; donnant, du coup, des clefs utiles et précieuses ouvrant des portes sur son propre credo d'artiste ainsi que sur les subtilités et les arcanes de son art poétique, fustigant au passage les sempiternelles "recherches pointues" et les divagations purement intellectuelles qui, en le domaine artistique tout entier, « ne donnent, au bout du compte, jamais goût à rien, sinon amer ». Accusateur lui aussi, témoin à charge, Giono leur reprochait, dans le même sens - dans sa préface de 1936 aux Vraies richesses, je le cite lui aussi seulement de mémoire - de « dépouiller l'univers de son manteau sacré ».

Cette fois-ci donc, il s'agit de « ce cher Giono » - qu'elle plaçait très haut, tout en haut, aux côtés de « Rimbaud, voltage terrible » - dont le bulletin "maison" d'automne-hiver 1990 présente une riche récolte de réactions et d'hommages vingt années après le décès de Jean-le-Bleu au bout de toute une vie d'écriture à Manosque.

Dans ce même numéro figure également, avec pour titre Giono jeune, quatre pages et demi d'un Pierre Magnan très en verve lui aussi. Je les hébergerai de même ici, très bientôt, car ce sont là, à mes yeux, de rares documents, étincelants de qualité, qui ne méritent vraiment pas de subir plus longtemps le dépôt silencieux de la poussière d'archives.

Bull

Bull 1

Bull 2

Bull 3

Bull 4

Bull5

Bull 6

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