En ces temps plus que perturbés par toutes sortes de dérives snobs, terroristes (il faut bien le dire), prétentieuses et autres, dans le domaine artistique, m'est revenu en mémoire l'existence d'un texte de Pablo Picasso que Michel Piccoli publie page 250 de ses Dialogues égoïstes, livre paru chez Olivier Orban en 1976.

Piccoli X

« Ni un livre de mémoires, ni le livre de ma vie, ce n'est pas non plus un monologue.
On a trop pris l'habitude de n'entendre parler un comédien qu'au travers de ses personnages. Je parle d'eux et de leurs auteurs. Tenter d'arracher des masques, les vôtres et les miens. »

C'est là, est-il précisé à propos de la page qu'on va lire, « un jugment porté par le peintre sur son art et sur lui-même. » Au moment de la parution, j'avais lu ce rare document à Serge qui - Picasso ou pas - en avait salué le contenu sans bien sûr pouvoir d'aucune façon l'authentifier.
Des années plus tard, j'ai eu envie de le
porter à la connaissance d'un fidèle du maître en la personne du photographe Lucien Clergue. Ce que je fis, profitant de l'occasion quand il vint, en été 2012, inaugurer l'exposition qui lui était consacrée à la médiathèque de Céreste que dirige sa filleule Marie-Flore.
Il n'en démordit pas, arguant qu'on avait tant fait dire de choses à son célèbre ami peintre que selon lui, ça en était sans doute là quelques-unes de plus ! Mais en fait, je pus le constater, il n'en savait rien lui non plus.

N'empêche, et quoi qu'il en soit de l'avis tranché de Lucien Clergue - auquel bien sûr j'aurais dû m'attendre - le livre de Piccoli n'a jamais subi d'interdiction au motif de contenir ce qui pourrait être un faux témoignage. Ce que les ayants droit de Picasso n'auraient certainement pas, dans le cas, manqué de faire exécuter, il me semble. C'est que Piccoli n'avait, non plus, aucun intérêt à ce genre d'emmerdement tout à fait prévisible au cas où. Malheureusement cependant, pourquoi ne cite-t-il pas sa source ? Grave maladresse qui pousserait à lui écrire !
D'autre part, cette confession-témoignage n'aurait-elle pas été "étouffée" en douce depuis, puisqu'on ne peut la lire nulle part ailleurs que dans cet ouvrage de Piccoli ? Omerta ?

Chacun appréciera. Personnellement, ces lignes en forme d'aveux me paraissent être vraies et, à travers elles, je trouve une fois de plus Picasso sacrément émouvant et courageux, ce qui, à mes yeux, les authentifie déjà en grande partie sans rien enlever par ailleurs à tout ce que j'aime passionnément dans ce qu'il a créé.

Picasso 3

Picasso Piccoli 2

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Une excellente nouvelle venant de la part de notre ami Philippe Courbon :

Chères Amies, Chers Amis,
par mon courriel du 27 juin je vous présentais le Projet Colombe” Appel de mobilisation contre la faim dans le monde porté par des jeunes Lycéens du Lycée Paul Arène à Sisteron (04) sous la dynamique orchestration de leur professeur Monsieur Eric Pau.
 
Il me faut désormais partager avec vous que cette action a conduit l’Établissement Paul Arène à concourir au palmarès de l’Éducation Citoyenne, et qu’il a été primé le Vendredi 17 novembre en Mairie de Sisteron.
 
C’est un encouragement très fort qui est porté ici en direction de cet Établissement et de ces Jeunes qui interpellent notre conscience sur un sujet (la faim dans le monde) qui devrait soulever notre incessante indignation tout autant que notre
engagement, nous rappelant bien entendu qu’il n’est pas de fatalité en ce domaine.
 
SI vous êtes en lien avec des LYCEENS  il serait très précieux que cet Appel soit rejoint par divers groupes de lycéens de par la France, de plusieurs académies.
Je me tiens à votre disposition pour tout lien que je pourrais favoriser dans ce sens.
 
Avec mes meilleures pensées solidaires,
bien cordialement,
Philippe COURBON
 
 
 
- mon précédent billet d'humeur     http://fondationdenisguichard.com/spip.php?article141
 
- l’Appel des Solidarités https://www.appel-des-solidarites.fr/