Je n'aime pas parler de ma peinture...Et autres textes.
La logique vous mènera du point A au point B.
L'imagination vous mènera partout.
Albert Einstein
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Je ne crois pas au discours du peintre sur son œuvre. Si ce qu'il veut exprimer n'est pas présent dans son travail, ses explications ne changent rien. Si c'est présent, les propos de l'artiste s'en trouvent, du coup, inutiles et dérisoires.
C'est pourquoi je n'aime pas parler de ma peinture. Je préfère peindre !
Serge Fiorio
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La peinture Fiorio est interpénétration du visible avec l'invisible.
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Si Serge Fiorio et les surréalistes ont quelque chose en commun, c'est en ce que la peinture de Fiorio se tient au « point de l'esprit », dont parle Breton, d'où le rêve et la réalité, « le réel et l'imaginaire », cessent « d'être perçus contradictoirement. »
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La plongée dans un de ses tableaux fait entrer en nous le regard qu'il posait sur le monde, sur ce qu'il a de doux ou d'agité, de paisible comme de terrible. Car sa Provence, comme toute la terre des hommes, n'est pas seulement terre de lumière mais aussi terre d'âpreté, d'angoisse, d'hallucinations.
En cela, Fiorio n'est pas le peintre d'une région. C'est la région qui est sa voix pour dire l'universel.
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Le grand peintre ébauchait une Nativité.
Déjà du Nouveau-Né rayonnait le visage,
D'un rose surréel suavement teinté,
Cependant qu'alentour les figurants d'usage,
Marie et son Joseph, anges, moutons, bergers,
Âne méditatif, bœuf aux cornes parfaites,
Seulement esquissés par un crayon léger
Attendaient leurs couleurs pour être de la fête.
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Le silence qui descend sur le monde prélude à la venue d'on ne sait quel événement. L'événement n'apparaît pas, mais Serge Fiorio, pour nous, en a enregistré le sillage.
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Fiorio surréaliste ? L'atmosphère spatiale, la projection dans un certain au-delà d'un élément excessivement éclairé dans sa précise réalité, « comme dans un rêve », peuvent le laisser penser.
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Tout se passe en effet comme si le tableau n'était pas une fin en soi, mais au contraire, un moyen de nous conduire dans un monde différent, un monde étrangement vivant, secret, chargé de quelque latent et tenace mystère.
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À l'œuvre, debout devant son chevalet et seul face à la toile en cours, Serge est là à sa place, au lieu de passage où transhument les grands espaces de ce pays en même temps que leurs rêves. Il en capte les images, elles aussi toujours en voyage, confuses, encore incertaines dans l'univers qu'est l'œil du peintre. Elles vont, dans l'atelier des songes, s'éclaircissant à la rencontre d'un autre rêve : « Le besoin de Paradis » . Rêve qui, depuis l'enfance, dispose entièrement de son cœur, de son âme. Valsainte, La Nuit de Noël, Avant l'orage, autant de tableaux qui traduisent cette respiration intime et profonde, cette entente amoureuse et secrète entre un homme qui rêve ce qu'il voit et son pays qui vient rêver en lui.
Le beau fruit de ce partage, c'est la lumière. Une lumière qu'on n'a jamais vue, présente dans tous ses tableaux ; déchargée du poids de l'ombre, elle semble venir d'un autre règne et avoir trouvé dans l'âme éblouie du peintre une clé pour se frayer un destin. Depuis longtemps, elle demeurait enfouie, comme en sommeil, dans les profondeurs de la terre. Seul le regard d'un visionnaire pouvait aller la débusquer puis la ramener jusqu'à nous. Lumière surnaturelle qui affleure aux versants des collines, à la surface des champs cultivés ou bien sur la façade des maisons en parcelles de couleurs.
Il faut tout le métier, tout l'art du peintre, pour que ces couleurs « sorties directement du tube » comme Serge aime à le dire, parviennent, par leurs résonnances entres elles, à nous mettre en présence d'une clarté qui réveille en nos yeux les sources taries et ravive du même coup notre soif du monde.
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Un Serge en vaut un autre, chaque tableau est une étoile et toutes entre elles forment ce ciel de paix et de lumière que Serge nous a légué. D'un tableau à l'autre, je n'ai jamais établi des échelles de comparaison ou de valeur. Je connais l'homme qui les a peints. Chaque tableau vit dans le cœur de celui qui sait le regarder.
François Mangin-Sintès
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Quelques autres textes :
Ciels, terre et rêve par Jean Benoist.
Texte de Georges Besson.
Texte de Philippe Cottenceau.
Texte de Serge Bec.
De Waldemar Georges à C-H Rocquet.
Texte de Jean-Louis Depierris.
Texte de Jean Mogin.
Texte d'Anatole Jakovsky.
Texte de Georges Mounin.
Texte de Marthe Savon-Peirron.
Texte de Simone Jouglas.
Présentation de Serge Fiorio et de sa peinture par Eugène Martel.1942.
Précisions relatives à la Présentation de Serge Fiorio et de sa peinture par Eugène Martel,1942.
Présentation de Serge Fiorio et de sa peinture par Yves Farge.1942.
Fruit des quatre saisons (revu et augmenté).
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Traduzione a cura di Agostini Forte :
12 dicembre 2020
Non amo parlare della mia pittura ... e altri testi.
La logica vi porterà dal punto A al punto B.
L’immaginazione vi porterà dappertutto.
Albert Einstein
Non credo ai discorsi del pittore che parla sulla sua opera. Se quello che vuole esprimere non è presente nel suo lavoro le sue spiegazioni saranno ininfluenti. Se invece ciò che ha voluto esprimere è presente, le sue considerazioni saranno, di fatto, inutili e prive di senso. Questo il motivo per il quale non amo parlare della mia pittura. Preferisco dipingere!
Serge Fiorio
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La pittura di Fiorio è interpenetrazione del visibile con l’invisibile.
Louis Boulle
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Se Serge Fiorio e i surrealisti hanno qualcosa in comune, è da riferirsi al fatto che nella sua pittura Fiorio si rifà a quel « luogo mentale », di cui parla Breton(*), dal quale il sogno e la realtà, « il reale e l'immaginario », cessano « d'essere percepiti in maniera contraddittoria. »
(*) «Tutto lascia credere che sussista un certo luogo mentale dal quale la vita e la morte, il reale e l’immaginario, il passato e il futuro, il comunicabile e l’incomunicabile, l’alto e il basso cessano di essere percepiti in modo contraddittorio. // Tout porte à croire qu’il existe un certain point de l’esprit d’où la vie et lamort, le réel et l’imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l’incommunicable, le haut et le bas cessent d’être perçus contradictoirement.» (Secondo Manifesto del Surrealismo 1930)
Claude-Henri Rocquet
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Immergersi in uno dei suoi quadri, permette di partecipare dello sguardo che posa sul mondo, su ciò che ha di mite o d’agitato, di sereno o di terribile. Poiché la sua Provenza, come tutta la terra degli uomini, non è solo terra di luce ma anche terra di asprezza, di angoscia, di allucinazioni.
Per questo Fiorio non è il pittore di una regione. È la regione a farglisi voce per esprimere l'universale.
Jean Benoist
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Il bravo pittore abbozzò una Natività.
Già del Bambinello scaturiva il faccino
di un rosa surreale tinto con soavità,
mentre d'intorno tutti gli altri figuranti,
Maria e Giuseppe, angeli, pecore, pastori,
giusto accennati da leggeri tratti di matita,
per partecipare alla festa aspettavano i lor colori,
con l'asino meditabondo e il bue dai corni di forma avita.
Lucienne Desnoues
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Il silenzio che scende sul mondo prelude all’avvento di chi sa quale avvenimento. L’avvenimento non si è manifestato ma Serge Fiorio, per noi, ne ha registrato la scia.
Jean-Louis Depierris

Serge Fiorio, Il reame immaginario
Fiorio un surrealista? Sì, potrebbero farlo pensare l’atmosfera spaziale, la proiezione in un qualche aldilà di un elemento estremamente rischiarato nella sua distinta realtà, « come in un sogno ».
Serge Bec
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Tutto succede in effetti come se il quadro non fosse fine a sé stesso ma, al contrario, divenisse un veicolo in grado di condurci in un mondo differente, un mondo straordinariamente vivo, segreto, animato da qualche latente e perdurante mistero.
Anatole Jakovsky

Serge Fiorio, Natura silenziosa
All’opera, in piedi davanti al cavalletto e solo di fronte alla tela in corso, Serge è al suo posto, nel luogo di passaggio dove transumano i grandi spazi di questa terra di pari passo ai loro sogni. Ne cattura le immagini, anch’esse sempre in movimento, confuse, ancora indistinte in quell’universo che è l’occhio del pittore. Nell’atelier delle visioni, vanno illuminandosi nell’incontro di un altro sogno: « Il bisogno di Paradiso ». Sogno che fin dall’infanzia dispone completamente del suo cuore, della sua anima. Valsainte, La Notte di Natale, Prima della tempesta, tutti quadri che traducono un respiro intimo e profondo, quell’intesa appassionata e segreta tra un uomo che immagina ciò che vede e la sua terra che immagina in lui.
Il bel frutto di questa condivisione è la luce. Una luce che non si è mai vista e pur presente in tutti i suoi quadri; sbarazzata dal peso dell’ombra, essa sembra giungere da un altro regno e aver trovato nell’anima meravigliata del pittore una chiave per aprirsi un destino. Da lungo tempo era immersa, come in sonno, nelle profondità della terra. Solo lo sguardo di un visionario poteva scovarla per ricondurla a noi. Luce soprannaturale che affiora dai versanti delle colline, sulla superficie dei coltivi oppure in colorate porzioni sulla facciata delle case .
È necessario tutto il mestiere, tutta l’arte del pittore affinché questi colori « usciti direttamente dal tubetto » - come era solito dire Serge -, arrivino, a causa delle loro intime risonanze, a metterci in presenza di una luminosità che riattiva nei nostri occhi le prosciugate fonti e ravviva al tempo stesso la nostra sete di mondo.
Philippe Cottenceau
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Serge Fiorio, Il sogno del vignaiolo
Un Serge vale l’altro, ogni quadro è una stella e il loro insieme si fa quel cielo di pace e di luce che Serge ci ha dato in eredità. Tra un quadro e l’altro non ho mai stabilito una scala di valore o una classifica. So chi li ha dipinti. Ogni quadro vive nel cuore di colui che li sa guardare.
François Mangin-Sintès


