Regain en japonais.
Un Giono chassant l'autre, après en avoir déjà traduit plusieurs de la première manière, l'ami Satoru Yamamoto vient de publier une nouvelle traduction, celle de Regain.
« Je m'amuse beaucoup à traduire les œuvres de Giono dans ma langue. C'est mon grand divertissement ! » écrit-il tout récemment en continuant maintenant par Jean le bleu.
C'est Banon qui cette fois - souvenez-vous, Elzéard Bouffier vint y finir paisiblement ses jours à l'hospice - a les honneurs de la couverture et ça fait tout drôle de voir la silhouette pyramidale de ce cher village si familier tout à coup associée à la très ornementale calligraphie de l'écriture japonaise ! Le tout faisant, au final, un ensemble visuellement fort réussi.
Le vieux Redortiers, l'Aubignane de Regain, n'est pas loin, juste derrière. D'où justement, inspirée par une paysanne obèse, Ennemonde en vient. Le personnage d'Agathange, le brave cafetier du jour de foire à Banon immortalise, lui, trait pour trait, mon grand-père paternel affairé en son Café bellevue de la Place du Jet d'eau !
Tant d'autres habitants de par ici ont encore très directement inspiré l'écrivain. Les frères Borel, par exemple, ceux-là alors pour Deux cavaliers de l'orage...
Banon. Pointe sèche (fidèle à la réalité) de Georges Robert pour Regain. Le café-auberge de mon grand-père Marius, alias Agathange, se trouve très précisément derrière le manège.
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Le premier Giono a bien plus qu'un accent, et alors ?

