De nouveau Jean Mogin.
La découverte de cette photo du poète Jean Mogin jeune, en train de passer au pas de course devant la maison de Lucien Jacques, au-dessus de celle de Serge, à Montjustin, m'invite à écrire encore quelques mots à son sujet, au passage, et à renvoyer également le lecteur à trois autres articles parus ici même, un plus haut dans le temps. Il s'agit, peut-être entre autres encore, de celui du 17. 12. 2014, celui du 5. 05. 2014 et enfin du 5. 07. 2015.
Le document est daté au dos Montjustin 1953. On aurait pu le deviner en voyant le tas de pierre devant ce qui deviendra la porte de la cuisine de Serge : pierres de reconstruction de l'ancienne forge achetée encore récemment à Lucien Jacques.
Une image, de 1952, du chantier de ce qui, tout bientôt, sera la maison de Serge. À droite, Aldo, le frère du peintre. Très doué en maçonnerie. À gauche Robert Duc - jeune parisien cousin de son épouse Jeanine - qui participait alors à tous les travaux. Venu à seize ans à Montjustin en vacances chez les Fiorio, il n'en partira plus. Emblématique de la famille Fiorio, la Colombe de la paix est déjà gravée et installée sur la clé de voûte de la porte de la cuisine.
Ceux qui connaissent les lieux remarqueront aussi que la maison de Lucien Jacques ne comportera plus ce bâtiment sur la façade duquel se dessine encore le buste du jeune poète.
Peut-être en retard sur l'heure du déjeuner, Jean rejoint ici en courant La Pégasière où Lucienne et Isabelle, leur première fille, l'attendent. C'est l'été, c'est-à-dire les vacances pour ces habitants de Bruxelles qui viennent désormais chaque année - depuis que leur ami Lucien Jacques leur y a offert de grand cœur une maison - se ressourcer en Haute-Provence, s'y laisser inspirer tous les deux avec délices, en amoureux du pays. Ce n'est jamais, à chaque fois, sans un douloureux et pénible arrachement à tant d'heures précieuses à tous les points de vue qu'ils remonteront donc bien à contre-cœur dans les brumes du nord, pourtant provisions faites de soleil et d'amitié, d'images plein la tête pour, à distance, en nourrir ensuite leur vie commune et leurs poèmes respectifs.
Jean travaillait à la radio où, n'ayant jamais cessé de monter en grade, il en deviendra finalement le directeur. Il interviewa - entre autres - longuement et avec un talent certain, Giono et Camus.
Voici l'un de ses poèmes paru dans son dernier recueil publié chez Grasset juste avant son décès du 7 avril 1986 et qu'il avait de façon lapidaire choisi d'intituler - prémonitoirement ? Cela, on peut franchement se le demander - Maison partout.
NB : c'est sur ce même plateau de Courennes, en face de mes fenêtres au sud, en direction du Luberon, qu'est aujourd'hui installée une communauté remarquable venant en aide principalement aux toxicomanes et aux alcooliques, à tous ceux que les modes de vie moderne laissent pour compte, ou pour morts, sur le bord de la route.
Cette communauté, s'appelle la Bergerie de Berdine
Jean Mogin.
De nouveau Jean Mogin.
La vie...gne de Jean Mogin.
Une lettre de Jean Mogin.
L'orme et le cerf perdent leurs branches par Ismaël.
Lucienne Desnoues de nouveau.
Lucienne Desnoues. Quelques citations.
Lucienne Desnoues. Plus qu'une lettre de remerciement.
Lucienne Desnoues de nouveau.
Lucienne Desnoues. Quelques citations.
Lucienne Desnoues. Plus qu'une lettre de remerciement.
TRADUCTION D'AGOSTINO :
La scoperta di questa foto giovanile del poeta Jean Mogin, mentre passa correndo davanti alla casa di Lucien Jacques, situata appena dopo quella di Serge, a Montjustin, mi induce al proposito di scrivere ancora qualche parola al suo riguardo, e rinviare egualmente il lettore a tre altri articoli apparsi precedentemente, sempre su questo blog. Oltre ad eventuali altri ci si riferisce, nell’ordine, a quelli del 17.12.2014, del 05.05.2014 e per ultimo del 05.07.2015. Sul verso del documento è presente la dicitura: Montjustin 1953. Lo avrei potuto intuire anche dalla quantità di pietre davanti a quella che diventerà la porta della cucina di Serge; pietre per la ricostruzione della vecchia forgia acquistata da poco da Lucien Jacques. Coloro che conoscono il posto noteranno anche che la casa di Lucien Jacques non comprenderà più questo edificio, sulla facciata del quale campeggia ancora il busto del giovane poeta. Forse in ritardo per il pranzo, Jean sta raggiungendo La Pégasière dove l’attendono Lucienne ela loro prima figlia Isabelle. È estate, il che significa vacanze per questi abitanti di Bruxelles innamorati dei luoghi che – da quando il loro amico Lucien Jacques ha generosamente offerto loro una casa -giungono ormai ogni anno a rigenerarsi in Alta Provenza per trarvi entrambi ispirazione e diletti. Ed ogni volta, a ragione delle tante preziose ore trascorse, sarà con dolente e penoso distacco che risaliranno, molto riluttanti, alle brume del nord, seppure provvisti di sole, amicizia e la testa piena di immagini con le quali, malgrado la lontananza, nutriranno poi la loro vita comune e i loro rispettivi poemi. Jean lavorava alla radio dove ebbe a far carriera, divenendone alla fine direttore. Egli diede altresì prova delle sue particolari doti nelle dense interviste che dedicò, tra le molte, a Giono e Camus.
Ecco una delle sue poesie, apparse nella sua ultima raccolta pubblicata da Grasset poco prima del suo decesso, avvenuto il 7 aprile 1986, e che aveva lapidariamente scelto di intitolare Maison partout (Una Casa ovunque); vale la pena chiedersi se in questo fatto sia da ravvisarvi una premonizione.
PLATEAU DE COURENNES
Da immemore sale, a fior di cielo
e a fior di sole
due rotaie incavate, binari di pietra
nella viva roccia del pianoro,
due lunghe tracce solitarie
appena liberatesi
dall’humus e dalle consistenti
foglie della sughera,
due rughe profonde e larghe,
doppio canale e duplice solco
coppia di guide scolpite da un magistrale scalpello,
due nude impronte,
risolute e naturali,
due righe diritte diritte,
in questa deserta altitudine,
due fenditure celate da due millenni,
due scie di carro scoperte all’improvviso
per il caso di un inciampo
due gran belle incisioni d’età romana,
disperse e qui ritrovate! Tutta una città,
tutto un tumulto all’incrocio
di questo accampamento militare o forse
luogo mercatale, di questa importante sosta,
di tutto questo prorompere nel mio cuore, in silenzio.
NB: è su questo stesso pianoro di Courennes, a sud, di fronte alle mie finestre, in direzione del Luberon, che oggi è installata una benemerita comunità che porta il suo aiuto, in particolare a tossicomani e alcolisti, a tutti quelli che gli stili di vita moderni mettono da parte, o abbandonano al loro destino, sul ciglio della strada.
La comunità si chiama Bergerie de Berdine.
*
Didascalia della seconda foto:
Immagine del cantiere (1952) che diventerà di lì a poco la casa di Serge. A destra si vede Aldo, muratore provetto e fratello del pittore. A sinistra abbiamo il giovane Robert Duc, cugino parigino della moglie di Aldo che partecipava ai lavori ed era arrivato a Montjustin all’età di sedici anni per trascorrere le vacanze presso i Fiorio, scegliendo poi di fermarsi definitivamente. Si può anche notare il sigillo famigliare della Colomba, scolpita e posta a chiave di volta all’entrata della cucina.
LES 18 ET 19 SEPTEMBRE À APT
Bonjour à tous,
Le programme du festival « C’est pas du luxe ! » est disponible : http://www.fondation-abbe-pierre.fr/sites/default/files/content-files/files/programme_cpdl_2015.pdf
Vous trouverez également, ci-joint, une invitation à diffuser autour de vous sans modération !
À très vite,
Thomas Henrion
Festival "C'est pas du luxe !" - 18 et 19 septembre 2015 à Apt
Fondation Abbé Pierre 3/5 rue de Romainville 75019 Paris
Tél : 01 75 44 74 81 / 06 22 94 39 80

