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Serge Fiorio - 1911-2011.
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Serge Fiorio - 1911-2011.
  • Actualités de l'œuvre et biographie du peintre Serge Fiorio par André Lombard et quelques autres rédactrices ou rédacteurs, amis de l'artiste ou passionnés de l'œuvre. Le tout pimenté de tribunes libres ou de billets d'humeur.
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Serge Fiorio - 1911-2011.
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4 avril 2015

Portrait par Marcel Coen.

   Cette photo fait partie d'une série prise un même jour des années 1960, et un dimanche, sûrement, puisque c'était presque chaque dimanche que, pendant des années, Marcel Coen montait de Marseille avec Jo — je ne lui ai jamais connu d'autre prénom que ce diminutif — son épouse, chez les Fiorio à Montjustin. En fait, depuis qu'il avait découvert la peinture de Serge dans les années cinquante et qu'il était aussitôt venu rencontrer et photographier l'artiste (encore installé au presbytère). Ses premières visites à Serge, Marcel Coen les fit en compagnie de son compère le peintre abstrait Walter Firpo, ami de Gleizes et de Chirico, installé dans le sud de la France depuis 1930 environ.

Serge par Marcel CoenPhoto Marcel Coen.

Après un repas délicieux, convivial, chantant, toujours très animé, ceux et celles qui le désiraient pouvaient librement monter à l'atelier où Serge, se frottant d'abord vigoureusement les mains devant le chevalet, se mettait immédiatement à peindre. Là, la plupart du temps, la conversation continuait, souvent agrémentée d'un petit verre d'alcool de racines de gentiane descendu tout droit de Taninges avec qui, à travers le temps, Serge a toujours gardé des contacts.

Très malicieux, Marcel Coen taquinait le peintre, faisant des commentaires extravagants sur les toiles en exposition sur le petit divan ou sur celle encore en chantier sur le chevalet. Alors, ainsi mis en verve par la provocation, Serge s'arrêtant un moment de travailler, en rajoutait une couche ou deux, se moquant de lui-même et de sa peinture comme, je vous l'assure, on ne peut en tout cas guère l'imaginer en le voyant, si sérieux et grave, sur cette photo de Marcel !

Au bout d'une heure, et si le temps le permettait, sans tambour ni trompette, Marcel s'en allait tout seul dans la campagne, un brin d'herbe entre les dents, l'appareil photo en bandoulière, calme, méditant, tout en s'arrêtant de temps en temps dans sa promenade pour portraiturer les fleurs sauvages qu'il rencontrait du regard.

 Les fleurs du midi

Pendant ce temps : « Dis-moi, où est Marcel ? », « T'as pas vu Marcel ? », « Mais qu'est-ce qu'il fait Marcel ? ». Jalouse et posséssive, Jo était toujours très vite victime de ses imaginations. Un peu sadiques, certains s'amusaient parfois à lui remuer alors gentiment le couteau dans la plaie...

Les Coen ! Ceux-là aussi je les regrette, surtout Marcel, que j'évoquerai de nouveau ici de temps en temps.

Autres articles :

La transhumance de Marcel Coen
Portrait du facteur-poète Jules Mougin par Marcel Coen.
Marcel Coen.
Marcel Coen à Montjustin.
Marcel Coen. Une photo souvenir.

*

Traduction de notre ami Agostino :

   Questa foto fa parte di una serie presa in una stessa giornata degli anni ‘60 e sicuramente di domenica, poiché era quasi ogni domenica che Marcel Coen saliva da Marsiglia con sua moglie Jo (l’ho conosciuta solo attraverso questo nomignolo) per raggiungere i Fiorio a Montjustin. Infatti sin da quando aveva scoperto la pittura di Serge, parliamo quindi degli anni ’50, si era affrettato ad incontrare e fotografare l’artista che allora abitava ancora al presbiterio. Marcel Coen compì le sue prime visite a Serge insieme al compare Walter Firpo (pittore astratto amico di Gleizes e de Chirico) che dal 1930 circa si era insediato nel sud della Francia.

Dopo un conviviale delizioso pasto, sempre animato e risonante di canti, coloro che l’avessero desiderato potevano salire nello studio dove, iniziando primieramente col fregarsi vigorosamente le mani davanti al cavalletto, Serge si metteva subito a dipingere. Là, per la maggior parte del tempo, la conversazione continuava accompagnata sovente da un bicchierino di radice di genziana sotto spirito, pervenutagli direttamente dalla sua natìa Taninges con la quale Serge aveva mantenuto ininterrotti contatti.

Con particolare malizia Marcel Coen punzecchiava il pittore facendo commenti stravaganti sulle tele in mostra sul divanetto o su quella ancora in cantiere sul cavalletto. La provocazione volgeva in Serge una buona disposizione: ristando un momento dal lavoro ne esagerava indi una o due pennellate prendendosi gioco di sé e della propria pittura in un modo, credetemi, come non si sarebbe altrimenti potuto immaginare guardandolo, così serio e solenne, in questa foto di Marcel !

Nel giro di un’ora, tempo permettendo e in modo discreto Marcel si incamminava solitario per la campagna, un filo d’erba tra i denti, la macchina fotografica a tracolla, calmo, meditando, fermandosi di tanto in tanto nella sua passeggiata per ritrarre i fiori selvaggi che incrociava con lo sguardo. Era durante quei momenti che Jo, gelosa e possessiva, diveniva subito vittima delle sue immaginazioni: «Sai dov’è Marcel?», «Hai visto Marcel?», «Ma cosa sta facendo Marcel ?». Taluni, un po’ sadicamente, si divertivano talvolta a voltarle con garbo il coltello nella piaga …

I Coen ! Li rimpiango, soprattutto Marcel di cui tornerò a parlare ancora.

Marcel Coen TransuMarcel Coen (premier à gauche) pendant son reportage sur la transhumance. 1951. © M. Coen

NOTIZIA SU MARCEL COEN

Marcel Coen è nato a Pau nel febbraio 1918, la sua famiglia è d’origine ebrea sefardita. È dopo la guerra del 1945 che diventa fotografo. Rimane prigioniero 5 anni in Germania vicino a Stoccarda, in un campo di prigionia. Durante la sua detenzione legge Giono e sogna  di fare la transumanza. Alla liberazione suo fratello lo mette in contatto con Sam Levin, un fotografo parigino che aveva uno studio a Marsiglia.

Marcel Coen realizza dei reportages su vari temi per pubblicazioni come Détective, Paris Match, V Magazine. È  a V magazine che incontra un giornalista inglese, Maurice Moyal residente a Marsiglia. È  con lui che nel 1951 realizza il reportage sulla transumanza che verrà pubblicato nella  rivista americana The National Géographic Magazine.

Tra il 1952 e il 1954 Marcel Coen è a Parigi e poi a Roma, è fotografo di scena agli studi  di Boulogne Billancourt poi di Cinecittà. Nel 1954 ritorna  a Marsiglia dove apre un negozio alle Allées L. Gambetta. Lavora per la borghesia marsigliese e diventa il fotografo ufficiale della Shell. Negli anni 70, nel suo studio di rue Neuve Sainte Catherine esegue foto pubblicitarie. Ma Marcel Coen ama le piante e la natura. Passa le sue domeniche a fotografarle. Prima della guerra usciva con gli  Excursionnistes Marseillais nei dintorni di Marsiglia e numerosi servizi della sua collezione sono basati sul paesaggio come per esempio la Camargue che è stato uno dei primi a fotografare. Alla fine degli anni 70 comincia le fotografie  a tema botanico. Nel 1995 cessa la sua attività.

 

Dans le cadre des Rencontres du IXème Art d'Aix en Provence

 

           Le CEP d'OC vous convie

 

     DIMANCHE 12 AVRIL à 11H

 

         Salle des Canapés de la Bibliothèque Méjanes

 

               TABLE RONDE SUR LA BD ET LES LANGUES MINORISEES
Bande dessinées
De la Ratapignata à Lalin, de l'école de Nice aux BD catalanes ou bretonnes,
de l'irrévérence à la dérision,
quelle est la place des langues minorisées dans l'univers de la BD ? 
CECI ENCORE :

 

 

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Commentaires
I
Ô fan de chichourle, me rementi l'aver croumpa aqueu essemplari dau Rictus Occitan amé la bella païsana e sa caudina forca galesa ... N'i a un segle, pas mens ! Mai dève encara l'aver quauque part ... de segur !<br /> <br /> <br /> <br /> (Libre -très- et plus que ça encore ! - graphie "Victorienne" ... inspirée de la Sainte du même nom ... par opposition à la Mistralienne, qui souffle savamment en territoire rhodanien ... de préférence :-) )
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