Texte de Yves Ott.
« Un seul verre d’eau éclaire le monde »
Jean Cocteau
Août 1957 ; de retour des montagnes des Aurès, en Algérie, la tête quelque peu blessée, meurtrie, à la recherche de ces Vraies Richesses de mes lectures adolescentes …
À Céreste, je prends à la pointe du cimetière le chemin qui grimpe vers Montjustin. Je sais que là-haut il y a la maison de Lucien Jacques…
Après j’irai peut-être à Manosque, mais oserai-je frapper à la porte de Jean Giono ? Georges Pillement, l’auteur de La France inconnue m’y a invité.
Retrouver la Paix
Août. La « Caguia » !
Montjustin… Lucien Jacques n’est pas chez lui, parti à Gréoux. Je reprends mon chemin, la petite route qui descend vers Reillanne, le sac à dos est pesant.
Dans le creux d’un virage, un homme torse nu, bronzé, cheveux gris, beau comme un dieu grec, bine la terre de son jardin…
« Soif ? »
De l’eau claire coule d’une petite source, il me tend un verre d’eau fraîche.
Et puis… les moutons, la peinture… nous remontons vers sa maison ; les vieux parents, paisibles, sont là. Un tableau sur un chevalet. Un monde.
Nous nous écrirons.
Les voilà ! Yves Ott à gauche, Marithé, Serge et Dominique.
À Pâques 1958, il me trouvera un hébergement à Reillanne, quelque jours avec Marithé qui deviendra ma femme et avec Dominique son jeune frère.
Nous reviendrons, deviendrons amoureux de cette Haute-Provence dure et fière.
Une maison à Oppedette, des amis… La Sérénité…
Merci Serge.
Yves Ott, mai 2011
Et de la part des Amis de Lucien Jacques :