Et vive Aimée Castain, de nouveau !
Suite à la lecture de l’une de mes petites chroniques parue à Haute-Provence-Info dans la rubrique mensuelle Des histoires en partage, l’ami Thierry Laigle m’écrit, enthousiaste, en fin de courriel : « Bonne journée orageuse, et vive Aimée Castain qui sut se tenir à l'abri des orages du monde, tout au moins en peinture ! »
Belle et juste remarque assez frappante pour qu’en bon Bas-Alpin que je suis n’aimant pas laisser perdre je la répercute ici avec plaisir car ne met-elle pas véritablement sur la piste de certaines bonnes et profondes raisons de ce peintre et donc, en même temps, sur la nature de l’abondante floraison de tableaux issus de son savoureux autant que singulier art de peindre son monde familier ?
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Pour peu qu’on l’ait connue et fréquentée, Aimée apparaissait dotée d’un grand caractère ; d’un côté délicieusement ouverte et sociable, son autre versant restant le lieu, au besoin, d’intenses sombres colères et autres tempêtantes manifestations prouvant bien qu’en son for intérieur le calme et l’inoffensif ne régnaient pas forcément en maîtres, loin de là.
Son plaisir de peindre lui étant justement, elle l’a dit et souvent répété, une sorte de bienheureux exutoire par lequel idéalement partager et transmettre, une toile après l’autre, les riches heures de sa pourtant rude vie de paysanne une fois une heureuse transmutation opérée, pinceaux en main, par sa vision de poète.
Cela en autodidacte pure bravant au passage maints stéréotypes et autres préjugés de classe, tout en tournant aussi par là ingénument le dos aux avant-gardes absurdes et/ou intellos s’agitant sur la scène médiatico-artistique, et ne s’y distinguant guère, à vrai dire, des académismes !
Aimée ayant eu, elle, au contraire, de vraies belles et saines découvertes à faire !