Pertus-l'admirable !
Fils du peintre Ferdinand Pertus et descendant, par sa mère, du sculpteur Louis Guillaume Fulconis qui réalisa la Coupo Santo, il voit le jour à Nîmes en 1908 et meurt à Toulon en 1988.
Voilà un artiste de notre temps qu’entre tous j’aurais bien aimé connaître personnellement et voulu voir peindre. C’est pourquoi, je me demande encore et toujours comment se fait-il qu'en nos quarante années d'assidue fréquentation fraternelle Serge Fiorio n'ait à aucun moment eu la présence d’esprit de m’inviter à faire la connaissance d'Henri Pertus, son proche voisin de Saint-Martin-de-Castillon. Alors là, mystère et boule de gomme !
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La maison du peintre à Saint-Martin-de-Castillon, gouache, 24x30 cm, 1941
J'avoue que, rétrospectivement, je lui en veux un peu car voilà un artiste comme on n'en découvre pas si souvent de cette qualité, ni de cette trempe intérieure.
Il semble hélas, et Dieu seul sait pour quelle raison, que leur relation temporelle ait été quasi inexistante puisque – à ce qu'on m'en a dit hier – Serge ne se rendit qu'une seule fois chez Pertus, au moment où celui-ci créait, ce que l'on sait encore moins – alors bel et bien co-fondateur donc, avec l'abbé Martel –, le mouvement Alpes de Lumière.
Pertus, de son côté, ne s'étant, à ma connaissance, jamais manifesté à Montjustin chez les Fiorio.
Dommage vraiment, car je crois ferme, au vu de leurs œuvres respectives, que ces deux frères en esprit avaient un assez important fonds commun de sensibilité pour s'entendre et donc bien des possibilités de mutuellement encore l'enrichir. Ayant tout au moins, en tout cas cela est sûr et certain, assez d'admiration et de passion amoureuse envers le pays de Haute-Provence qu’ils ont magistralement peint, chacun à sa façon bien particulière, dans des ateliers situés face au Luberon et seulement distants d'à peine quelques kilomètres.