Sur le plus récent des deux portraits du dessinateur Louis Pons par Henri Cartier-Bresson
Primo, derrière ce quelque peu fantastique et peu connu portrait de 1999 n’y aurait-il pas encore une fois, au départ, l’incontournable trait d’union entre maints artistes de sa connaissance qu’incarna tout naturellement Lucien Henry ?
Car existe une autre photographie plus ancienne de Louis Pons par HCB – nettement moins intéressante, soit dit en passant – prise celle-là en 1980, date où Lulu exerçait encore son amical entregent en pleine gloire, si je puis écrire.
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Ceci dit, l'éthologie étant « l'étude scientifique du comportement des espèces animales, y compris l'humain, dans leur milieu naturel ou dans un environnement expérimental, par des méthodes scientifiques d'observation et de quantification des comportements animaux », ne voilà-t-il pas là un portrait d’approche éthologique du dessinateur chez qui – c'est bien le moins qu'on puisse dire en regard de nombre de ses œuvres – le règne animal (de la larve à visage humain, jusqu’aux plus improbables airs de famille entre espèces) joue un si grand rôle ?
Par ailleurs, quels regards, au pluriel ! Car dans le regard focal de Pons il y a, vaste et profond, celui du photographe éclairant sa psyché en le portraiturant ici d’évidence aux confins de l'imaginaire et du réel via la proximité d’un animal totem blanc comme neige, certes, mais puissant, aux dents acérées…
Présence sans doute à rapprocher de l’art du dessin d’après Pons ainsi résumé en une seule phrase fort explicite : « La plume est le dard du dessinateur. »
La photo, quant à elle, valant parfois sérum de vérité...
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