On ne sort pas indemne des Feuillets d'Hypnos
On ne sort pas indemne des Feuillets d'Hypnos où, mais sans aucun doute prétexte à y revenir, perso je n'ai pas tout compris.
Pourtant bien senti, par contre, l'odeur du sang, son prix, et le goût métallique des larmes dans la gorge en feu. Éprouvé quelque peu le danger qui rôde bras dessus, bras dessous avec sa sœur la mort, descendant froidement, sur place, n'importe où à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit.
J'y ai perçu les hauts cris de douleur et d'effroi du pauvre infirme Arthur Vincent de Vachères, brulé vif le 19 avril 44, ressenti assez le sang froid qu'il a fallu fournir pas loin de là, le 22 juin cette fois, au croisement de la gare de Viens. Affres, détonation, silence de Fureur et mystère accentue à jamais ce lieu de mémoire où tomba le jeune Roger Bernard.
L'espoir, la force, et tant de courage !
J'imagine maintenant Char, cet (écrit exprès comme ça) armoire à glace, confronté à la moderne composition en Descente de croix intitulée La mort du camarade résistant à laquelle Serge, après bien de rouges alarmes, mit la dernière main à Montjustin, une fois établi dans la paix de sa chambrette-atelier sise sous les toits.
/image%2F0405486%2F20240919%2Fob_7dad1a_la-mort-du-camarade-resistant.jpg)
Rendez-vous manqué de peu entre eux deux. Sans quoi qu'aurait dit ou écrit le poète dans l'aura de cette exacte suite logique au Tres de mayo de Goya ?
/image%2F0405486%2F20240919%2Fob_07a845_francisco-goya-3-mai-1808.jpg)
Autre Mort du Camarade découverte à Saignon
Une autre Mort du Camarade
Vie paysanne et Résistance
Mort du Camarade ?
Sur deux trois détails de La Mort du Camarade
Sur les traces de Serge Fiorio1/5, par Gautier
Sur les traces de Serge Fiorio, 2/5, par Gautier
Sur les traces de Serge Fiorio 3/5, par Gautier
Sur les traces de Serge Fiorio 4/5, par Gautier
Sur les traces de Serge Fiorio 5/5, par Gautier