Henri Cartier-Bresson : portrait d'Aldo Fiorio
Se promenant comme souvent en solitaire dans Montjustin et y trouvant cette fois l’atelier d’Aldo Fiorio éclairé, porte ouverte, Henri Cartier-Bresson avait sans doute dû se signaler puisque ayant visiblement troqué ses lunettes de travail pour celles à verres fumés, le frère de Serge s’avança alors sur le pas de la porte pour y être instantanément portraituré à l'improviste, une amorce de sourire aux lèvres.
Ainsi, la photo était déjà faite, en un clin d’œil, c’est le cas de le dire, avant même que les deux hommes ne se soient amicalement salués !
C'est que, instant décisif oblige, il y avait du cardinal de Retz en théorie et du Lucky Luke en pratique chez HCB photographe.
Aucune mise en scène, jamais, ce dont, au contraire, son confrère et ami Robert Doisneau raffolait.
/image%2F0405486%2F20240929%2Fob_4c69b5_hcb-portrait-d-aldo-fiorio.jpg)
Intérieur et extérieur jouent ensemble en ce portrait, au plan de la lumière comme à celui des sujets. Aldo tel qu'en lui-même, debout de face, à l’interface.
Autre Théo, généreux, franc de collier, des mains et un cœur d'or, l’œuvre de Serge et Montjustin tout entier doivent énormément de temps, de patience et d'amour à ce grand caractère, au sens que donnait à ce mot La Bruyère.
*