Alpes de Lumière-Salagon
Suite à la récente publication de Vachères. Une page d'histoire (pas que) locale où je répercutais un texte non signé mais qui est, à mon sens, par contre très instructif sur l’aventure des Ateliers de village initiée là-haut en 1960 par le couple Jacqueline-Jean Mascaux, Jean-Yves Royer m’écrivait ceci, je le cite : « Ce n’est certainement pas en 1956 qu’Alpes de Lumière a investi Salagon. J’étais membre de son bureau quand cela s’est fait et je pourrais t’en raconter les circonstances. »
Ce qu’il ne tarda pas à faire en retour une fois remercié de sa remarque et invité à poursuivre : « Je peux déjà te dire, car là je n’ai pas besoin de compulser quelque archive, que Pierre cherchait désespérément à obtenir une subvention de … (ça commençait par 5 avec des zéros derrière, mais avec tous ces changements de monnaie, je ne sais plus combien).
Il s’agissait de pouvoir faire construire un simple hangar pour mettre à l’abri ses collections, qu’il ne savait plus où entasser. Impossible d’arriver à trouver cette somme !
Jusqu’au jour où, je ne sais plus quel responsable (de la DRAC ?) lui dit : “ Monsieur Martel, ces sous, vous ne les obtiendrez jamais. Un hangar pour une association, cela n’intéresse personne. Par contre, on connaît Alpes de Lumière : demandez-nous de vous acheter un lieu prestigieux, où puisse se réaliser quelque grand projet, et là les sous vous les aurez ! ”
On lui donna le choix entre trois possibilités, toutes envisageables à l’époque (à vérifier : c’était peut-être juste à titre d’exemples) : Ganagobie, Sauvan et Salagon. Il choisit Salagon. La suite est connue. »
/image%2F0405486%2F20240914%2Fob_50c05e_le-prieure-de-salagon-en-1980-un-an.jpg)
Le prieuré de Salagon en 1980.
Récit circonstancié bien plus captivant, n’est-ce pas, qu’une simple et sèche précision de date qui, finalement, n’est pas de la plus grande importance et que les plus curieux n'auront pas beaucoup de peine à se procurer.
PS : Sur le site de Salagon et à la rubrique Pourquoi Salagon, à Mane, en haute Provence, on peut toutefois lire ceci : « Sous l’impulsion de Pierre Martel et de l’association, un projet culturel se dessine pour l’avenir de Salagon. En 1981, la commune de Mane engage sa concrétisation en rachetant le site au dernier propriétaire. »
/image%2F0405486%2F20240914%2Fob_eb2bbb_mane.jpg)