06 juin 2014

Un Manège de 1971.

     Je voudrais simplement ajouter à la ronde de ce Manège deux citations. La première est d'Anatole Jakovsky à propos de son dada, la peinture naïve, qu'il définit comme étant « Un art qui ne souffre pas les yeux secs ».   La seconde est de Rimbaud dans Une Saison en enfer : « Je trouvais dérisoires les célébrités de la peinture et de la poésie moderne. J'aimais les peintures idiotes, dessus de porte, décors, toiles de saltimbanques, enseignes, enluminures populaires...» Je crois que... [Lire la suite]
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05 juin 2014

Texte de Philippe Cottenceau.

Angevin d'origine, haut provençal de cœur, poète et cerf-voliste proche du facteur-poète Jules Mougin, Philippe Cottenceau — 1957-2006 — fut également un ami de Serge et, comme on va le lire, un fervent admirateur de sa peinture. Il est décédé très jeune encore, à quarante-neuf ans.    A l'œuvre, debout devant son chevalet et seul face à la toile en cours, Serge est là à sa place, au lieu de passage où transhument les grands espaces de ce pays, en même temps que leurs rêves. Il en capte les images, elles aussi toujours en... [Lire la suite]
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04 juin 2014

Texte de Georges Besson.

   C'est à l'occasion de la deuxième exposition Fiorio à la Galerie du Haut Pavé, quai Montebello à Paris, en 1961, que le critique et collectionneur Georges Besson rendit compte, dans Les Lettres françaises, de ses impressions devant la peinture de Serge. Sa collection personnelle fut présentée au Louvre du 11 décembre 1964 au 8 février 1965. Un Fiorio en faisait-il alors partie ?      Je n'ai pas gardé un souvenir précis des œuvres du débutant qu'était, il y a vingt-cinq ans, Serge Fiorio. Haut-savoyard... [Lire la suite]
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03 juin 2014

Le billet d'Agostino Forte.

De la peinture à la parole. D’abord, il me faut dire que j’ai pas eu la chance de mieux connaître Serge Fiorio de son vivant. Tout ce que je viens d’apprendre autour de cette personnalité ce fut à l’occasion de la lecture du livre d’André Lombard et de son blog, à l'occasion aussi de quelques articles dans différents livres qui parlent du pays dans lequel habitait le peintre et qu'il fouillait en ses tableaux, évidemment. Je vais tenter, à ce propos, de relater une méditation que j’ai vécue ce matin, la transcrivant de... [Lire la suite]
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02 juin 2014

Sur une photo de l'atelier.

Nous sommes ici dans le saint des saints, l'atelier évidemment ! Il y a peu encore, c'est Aldo qui — en 1959 — livra à son cher frère cette petite pièce fraîchement aménagée de ses mains d'artisan consciencieux, toute peinte de blanc, sous les toits, avec quatre fenêtres, et une lucarne supplémentaire dans le plafond, à l'aplomb exact du chevalet. Combien de fois cet homme fort modeste mais extrêmement généreux y a-t-il courageusement retroussé les manches pour que Serge puisse bénéficier de ce lieu de travail quelque peu retiré,... [Lire la suite]
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01 juin 2014

Une image du Paradis.

Là, tout est paix. C'est le titre lapidaire et cependant très éloquent que Serge donna à sa toile quand l'éditeur Max Fourny lui en demanda une à faire paraître dans son ouvrage Le Paradis et les naïfs. Abondance et fructification, esprit de famille, familiarité aussi avec les oiseaux et les animaux, sont pour le peintre les signes — plus que principaux — fondamentaux de ce lieu mythique de la chrétientée, quoiqu'il en existe de bien nombreux autres et de même païens où, visiblement, l'on sait se reposer et goûter la paix comme une... [Lire la suite]
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31 mai 2014

La foulaison à Montjustin.

Cette scène-là a été photographiée à Viens, dans le Vaucluse, le 25 juillet 1958, l'année où Serge peint sa Foulaison. Elle est extraite de l'ouvrage de Pierre Martel sur Les blés de l'été  paru en septembre 83 aux éditions Alpes de Lumière.  Photo Marcel Coen        Cette scène de foulaison au rouleau a été directement inspirée au peintre par le spectacle auquel il assiste, chaque été, dans ses premières années à Montjustin. Les premières pour lui, mais les dernières pour Monsieur et Madame... [Lire la suite]
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30 mai 2014

Deux paysages.

   Chez Serge, on passe facilement d'un village quillé sur son piton rocheux à des délires de vallonnements doux, d'un paisible troupeau récampé — sous la surveillance, alors, des lourds piliers de la bergerie — aux agiles et musicales gesticulations d'une souche envahie de plantes, animant la forêt par sa danse du ventre et surtout de ses bras, façon Shiva-Nataraja. Vaste et minutieux plaisir de peindre de grands ciels sur des territoires, tout autant qu'en détails burlesques le retour coloré des masques en son... [Lire la suite]
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29 mai 2014

Vanité.

Sous ces voûtes ont habité La raison et les frénésies,  L'espérance, la charité.... C'est sans aucun doute Lucienne Desnoues qui, dans son poème très simplement intitulé Le crâne, parle le mieux de ce sujet que son futur ami Serge choisit, lui, de traiter au dessin tandis qu'il débute à peine sa carrière d'artiste ; sujet inaugural en quelque sorte ! par lequel, entrant donc en peinture, l'artiste — à bien y regarder — fait en vérité vœu de simplicité et d'humilité. Je me souviens très bien l'avoir entendu dire, parlant de... [Lire la suite]
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28 mai 2014

Dessin préparatoire.

 Sur ce dessin préparatoire, ce n'est pas encore un somptueux pied de carde qui, en habit de grand seigneur, orchestre les quatre saisons, mais un pied de vigne en croix, les récapitulant, lui, en poteau indicateur, pourrait-on dire. Le peintre n'a pas tout de suite eu l'idée d'utiliser « le personnage régnant du jardin » de sa mère pour lui faire exercer son pouvoir sur les quatre saisons. Dans l'œuvre définitive, on voit le paysage devenu beaucoup moins montagnard ; abaissé, il s'ouvre par nature plus... [Lire la suite]
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