20 juillet 2014

A propos d'une réponse de Serge dans le Questionnaire de Proust.

   Dans le billet du 8 février dernier, François Mangin-Sintès nous communiquait aimablement les réponses de Serge au fameux Questionnaire de Proust auquel il avait eu la bonne idée de lui demander de bien vouloir se soumettre, tout en nous racontant aussi par le menu, post-scriptum, les conditions et les péripéties de la chose. Depuis, l'une des questions m'est souvent revenue à l'esprit, interpellant à chaque fois ma curiosité ; assez fort — à cause de la réponse, bien entendu ! — au point de vouloir... [Lire la suite]
Posté par SergeFiorio-blog à 00:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 juillet 2014

Une autre Neige.

   Les deux cavaliers — apparemment égaux et fraternels comme deux Chevaliers de la Table Ronde —arrivent tout juste au col, passent ce point sensible, pour descendre maintenant, unis, côte-côte, au petit trot peut-être, vers la grande arène naturelle qui est comme un cercle magique rondement tracé d'un pinceau magistral au centre même de la toile. Je ne sais pourquoi — peut-être, en fait, à cause de la neige qui y recouvre et enveloppe le lieu d'irréel — la scène me paraît se passer en haute altitude, comme en un pays... [Lire la suite]
Posté par SergeFiorio-blog à 00:06 - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 juillet 2014

Les autos tamponneuses.

   Rien à faire, les autos tamponneuses de la fête foraine ne détrôneront pas — ni en réalité, ni encore moins en peinture —les bons vieux chevaux de bois pour ce qui est de nous transporter dans le domaine du rêve ! nous en faire passer incognito la frontière. Il en est ainsi également pour le peintre, visiblement. Mais cette œuvre est quand même, à mon sens, une pièce unique : je n'en connais pas d'autre, pas une seule, sur le même sujet, que Serge aurait peinte. Il est frappant de voir que les visages du premier plan —... [Lire la suite]
Posté par SergeFiorio-blog à 00:05 - Commentaires [4] - Permalien [#]
29 juillet 2014

Dragon.

Dragon rencontré — qui sait ! — quelque part au sortir de Revest-des-Brousses, du côté de Val-Martine ou de Sylvabelle, sur la tournée fertile de son ami le facteur-poète Jules Mougin ? Peut-être bien, pourquoi pas dans ces hauts et lumineux parages puisque Jules et Jeanne, le reconnaissant, s'en entichèrent sur-le-champ, encore sur le chevalet — autant dire au berceau ! — par un bien méchant coup de cœur ! « On te l'achète, Serge ! » avait dit Jeanne, toute candide. Et sans se concerter, tous les trois spontanément... [Lire la suite]
Posté par SergeFiorio-blog à 00:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]
01 août 2014

Mise en page.

   La mise en page d'un Intérieur se faisait toujours à la mine de plomb sur la toile vierge à l'aide d'un compas et d'une règle graduée, rigoureusement, comme travaillent les architectes. Géométrie appliquée dans l'espace ! Ce à quoi Serge excellait tout en étant resté à peu près nul en mathématiques. Il aimait construire ainsi, en confrontant son intuition d'artiste avec les volumes et la perspective, ses points d'ancrage et ses lignes de fuite. Son tempérament aimait cet exercice — pour lui comme un jeu passionnant... [Lire la suite]
Posté par SergeFiorio-blog à 00:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]
04 août 2014

Or intérieur.

   Quelle belle manifestation physique de la formule — magique ? — chère au poète O V de L. Milosz : « Le planement muet de l'or intérieur » ! Or intérieur qui, par les ailes de la lumière, semble justement planer ici dans l'atelier, tout à fait comme chez lui ! Le photographe inconnu. En effet, à ce moment-là dans l'air, à cette heure, un certain or très particulier enrichit encore chacune des œuvres en exposition, les dore subtilement, comme à la feuille ! tandis que Serge... [Lire la suite]
Posté par SergeFiorio-blog à 00:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 août 2014

Le Musée Marceau Constantin.

   Hier matin, tout en sirotant — comme j'aime le faire de temps en temps — le café du matin à la terrasse d'un petit bistrot d'Apt, je fis la lecture d'un article qui m'interpella dans le journal du jour : on y parle d'un peintre qui a droit à son musée public personnel dans son petit village natal du Plateau d'Albion : St-Christol ! L'artiste — de 92 ans aujourd'hui — s'y est retiré après une belle carrière, et il y peint encore ! J'avoue que je n'ai, jusque-là, jamais rien vu de mes yeux vu du travail de Marceau... [Lire la suite]
Posté par SergeFiorio-blog à 00:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]
07 août 2014

Sur le chevalet.

   Que bout-il aujourd'hui à l'atelier dans la peinture de Serge ? De la neige, à perte de vue avec, tout au bout, comme dans un rêve, la silhouette d'un gros village — plus qu'on ne voit — qu'on devine, éclairé sur le noir charbonneux du ciel. Visiblement, le tableau n'est pas tout à fait terminé, reste encore au peintre à parer la neige de quelques uns des somptueux détails végétaux dont il a le secret : « Mais ce sera tout pour cette fois ! » me semble-t-il l'entendre dire, comme pour se défendre, tout en... [Lire la suite]
Posté par SergeFiorio-blog à 00:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]
10 août 2014

Des figures et des masques....

  Comme son nom l'indique, la Commedia dell'arte est d'origine italienne, n'est-ce pas ? Serge Fiorio aussi ! C'est sans doute à cause de ces fortes et puissantes racines que ce théâtre populaire peint à partir des souvenirs, des réminicences, des résurgences du Carnaval de Taninges de sa jeunesse, ressuscite sur les Carnavals de Serge l'ambiance burlesque, insolite et mystérieuse crée par des acteurs qui ne sont pas des professionnels : tout le village participe alors, se la joue ! en inversant des rôles et, faisant des... [Lire la suite]
Posté par SergeFiorio-blog à 00:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]
13 août 2014

Invitation au voyage.

   N'en déplaise à Isidore Ducasse et à ses descendants spirituels, voilà une « rencontre fortuite » plus engageante vers le rêve et l'imaginaire — plus féconde aussi, plus poétique — que celle, célèbre, mais si atrocement sèche et rébarbative « d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection ». Photo X, droits réservés. Je me suis toujours demandé pourquoi le comte de Lautréamont avait choisi une image d'un aussi mauvais goût et d'une telle froideur d'esprit pour illustrer... [Lire la suite]
Posté par SergeFiorio-blog à 00:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]