10 avril 2014

Texte de Jean-Louis Depierris.

  Jean-Louis Depierris (1931-2001), né à Pau, pionnier du dialogue culturel entre la Croatie et la France, fut professeur de lettres à l’Université de Sibenik (Croatie). Il a publié une trentaine de livres dont treize recueils de poèmes et des traductions de poèmes croates. L’horizon, la mer, l’univers minéral le fascinent et l’inspirent. Dans un style elliptique et dense, par la contemplation et le vertige du vide, sa poésie interroge le monde. Jean-Louis Depierris est l’auteur d’une œuvre poétique que prolonge... [Lire la suite]
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11 avril 2014

Portrait par Emile Blanchet.

  Excellent portrait de Serge, au crayon, par son ami le contadourien et montjustinien Emile Adrien Blanchet, dit Desclées, né à Lausanne en 1910, décédé et inhumé en 1983 à Montjustin. Nous reviendrons dans un autre billet sur cette personnalité proche du peintre. Milou, comme on l'appelait familièrement, était aussi écrivain, sculpteur et graveur sur pierre. Il a, par ailleurs, souvent amicalement contribué à la vente de la production Fiorio en Suisse.    Traduction del nostro amico Agostino Forte. Ritratto... [Lire la suite]
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12 avril 2014

Paysage classique.

   Ici, c'est un événement quotidien que de larguer le troupeau ! Enfermé depuis des heures dans la nuit protectrice et reposante de la bergerie, c'est avec un bel appétit chaque jour entièrement renouvelé qu'il retrouve, en un concert de bêlements sensationnels, la lumière et toutes les autres qualités du jour. Si les agneaux sont nés, se sont alors, d'urgence, de vrais appels au secours car, dans la presse de la sortie, mères et enfants se perdent souvent de vue. Le berger, lui, se poste au bon endroit pour profiter... [Lire la suite]
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13 avril 2014

Le billet de René Duc.

   Août 1994, à Paris. Période propice pour se balader en ville du côté des Grands Boulevards. J'arpente ce qu'on appelle les passages, reliant les rues et les grands axes. Ces passages sont les premières galeries commerciales intérieures. Le Passage Verdeau est réputé pour ses boutiques : artisans, bouquinistes, antiquaires, galeries... Me promenant sans but précis en rêvassant, je passe devant une galerie (un peu brocanteur), et là je suis stoppé net ! LE TABLEAU en pleine vitrine me subjugue... Je connais ce... [Lire la suite]
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14 avril 2014

Sur le chemin de l'œuvre.

   On pourrait être tenté de faire coïncider les différents paliers d'évolution de l'œuvre avec — comme ce fut vraiment le cas pour Van Gogh — les différents déménagements du peintre, en dehors bien sûr de ceux qui, nombreux, eurent lieu au cours de son enfance. Mais la réalité me semble plus complexe. La différence de démarche entre les deux artistes étant que Serge ne changea jamais vraiment volontairement de lieu d'existence ; il ne le fit que poussé par une nécessité, obéissant aux obligations familiales, et... [Lire la suite]
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15 avril 2014

Dessin de Montjustin.

   Dès l'abord, ce dessin des années 1960 me semble dire beaucoup plus que ce qu'il représente. J'y vois, contenu dans une coque comme celle d'une énorme barque (difficile, du coup, de ne pas penser à un dessin de l'arche ! il va sans dire, une arche tout à fait personnelle) le lieu de l'univers du peintre. De prédilection, selon son cœur. La signature, où elle est incrite, fait même allusion au nom de baptême du dit bateau : c'est le Serge Fiorio que nous avons sous les yeux ! chargé de fond en comble de murets, de champs,... [Lire la suite]
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16 avril 2014

Portrait d' Inès Fiorio.

    Il s'agit aujourd'hui du portrait d'Inès Fiorio, la jeune cousine du peintre. Il a été mis en chantier peu de temps après le drame, Pour tante et tonton, car leur fille est morte dans des conditions tragiques, au printemps 1943, sous le dernier bombardement de Boulogne-Billancourt. La signature en est celle de toutes les œuvres intimes : Serge. Un point c'est tout. On va tout de suite se rendre compte que c'est bien à partir de cette photographie que le peintre — voulant rester le plus... [Lire la suite]
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17 avril 2014

Le bal populaire.

   Les Bal populaire peints sur isorel à Montjustin dans les années 50 ont tous bénéficié de leurs aînés, les Bal masqué inspirés des fêtes de Carnaval et peints à Taninges dans les années 30 et même parfois un peu avant. L'ensemble des couleurs ne s'éloigne pas d'une certaine gamme, très chaude ; le peintre ne trouvant pas encore à Manosque et à Apt toute la palette de couleurs disponibles ailleurs, il peint donc, pourrait-on dire, sous la contrainte et la pauvreté des moyens du bord : les ocres rouges et jaunes... [Lire la suite]
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18 avril 2014

Le chanteur.

   Pour Le chanteur, le peintre change diamétralement d'angle de vue par rapport à celui adopté dans le Bal populaire présenté dans le billet précédent : son regard se porte cette fois non plus vers l'extérieur, mais vers l'intérieur de l'estrade habillée de toile où le chanteur a cappella est la vedette vers qui, focalisant l'attention, convergent tous les regards. Ici encore, celui du peintre s'y laisse séduire par la diversité du visage humain qui visiblement l'intrigue et le fascine tout à la fois ;... [Lire la suite]
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19 avril 2014

Les Ouvriers au repos chantant.

   Les Ouvriers au repos chantant a été mis en chantier à Taninges avant la guerre — en 36, quand Serge stoppe son activité de carrier — puis continué pendant celle-ci à la ferme du Vallon dans le Tarn-et-Garonne et enfin terminé en 1950 à Montjustin alors que les Fiorio habitent encore le vieux presbytère délabré sous le clocher, au sommet du village. C'est-à-dire — et c'est la seule toile dont c'est le cas — que sa réalisation s'échelonne en trois étapes assez éloignées l'une de l'autre dans le temps, qui sont aussi... [Lire la suite]
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