01 octobre 2018

Imaginons que Lucien Jacques ait un jour interviewé Giono et Fiorio... par Michèle Ducheny.

C'est l'auteur de Giono et les peintres qui nous propose ce jeu de questions et de réponses qu'elle a patiemment construit et mis au point à partir d'écrits et de paroles - rapportées ou pas, mais véridiques - de chacun des intervenants. *   Imaginons que Lucien Jacques ait un jour interviewé Giono et Fiorio ! Les trois hommes se connaissaient bien. Giono et Lucien Jacques ont été proches jusqu’à la mort de Lucien en 1961. Et Fiorio et Giono se sont fréquentés jusqu’à la mort de Giono en 1970 – bien que beaucoup... [Lire la suite]
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03 octobre 2018

Un autre billet d'humeur.

Le mot art, d'ailleurs, étymologiquement, veut dire faire, tout simplement faire avec, si vous voulez, et presque faire avec les mains. Donc, l'art, c'est tout ce qui est fait avec la main, et généralement par un individu. Ce qui rend la chose bien différente de ce que l'on appelle le goût et l'acquiescement de toute une époque envers certains tableaux, certaines choses, n'est-ce pas… Et ça gêne énormément parce que le goût est une source de plaisir, et l'art n'est pas une source de plaisir. C'est une source qui n'a pas de couleur,... [Lire la suite]
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07 octobre 2018

Impromptu 15.

L'artiste est un mouton qui se sépare du troupeau. Gombrowicz Il y a des yeux qui reçoivent la lumière et il y a des yeux qui la donnent. Claudel. *    Le grand Marcel Proust me paraît faire passablement l'andouille, ou sa chochotte, quand je lis, sorti de la bouche de son narrateur, son alter ego : « Le seul véritable voyage, le seul bain de Jouvence, ce ne serait pas d’aller vers de nouveaux paysages, mais d’avoir d’autres yeux, de voir l’univers avec les yeux d’un autre... » Proust avec le regard d'un... [Lire la suite]
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11 octobre 2018

Thyde Monnier. Une lettre du 6 mars 1938.

   Dans cette lettre, Thyde Monnier évoque Joïa qui, bien que sous-titré Poème en trois tableaux, est plutôt une pièce - restée inédite, de 29 pages de dialogue fourni entre 7 personnages - qui lui fut très directement inspirée par la force ainsi que par la grave poésie de l'une des plus grandes - à tous points de vue - et mystérieuses peintures de Serge, elle-même inspirée du bref récit du rapide accouchement en pleine forêt de Clara, l'aveugle du Chant du monde. Œuvre majeure que le jeune peintre baptisa Nativité. ... [Lire la suite]
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13 octobre 2018

Dans l'actualité de l'œuvre.

   Les deux Fiorio reproduits ci-dessous vont très prochainement être vendus aux enchères par les soins de la maison Ader-Nordmann à Drouot-Richelieu, salle 6, le 19 octobre qui vient. Le catalogue s'intitule Art & utopie. Les deux toiles figuraient sur la liste des œuvres présentées à l'exposition Fiorio de la Galerie Albert 1er de Bruxelles en 1974.  Les indices de départ sont les mêmes pour les deux : 400/500 euros. Le Brusquet, huile sur toile, 33x24 cm,1974.    Les intérieurs de village sont... [Lire la suite]
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15 octobre 2018

L'Ouberle par François Mangin-Sintès.

Bonjour André,merci d'avoir ajouté mes impressions à ta page d'information sur les tableaux bientôt mis en vente à Drouot (voir Dans l'actualité de l'œuvre.) Ainsi, la connaissance de ces deux œuvres s'ouvre à tous les lecteurs du blog et les passionnés auront toutes les chances d'enchérir devant d'éventuels marchands qui, eux, n'y voient que spéculation. Une grande part de l'art de vivre de Serge transparaît dans L'Ouberle et il est temps pour les gens pressés de s'y attarder. Prendre une pause, cela n'a rien d'extraordinaire,... [Lire la suite]
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18 octobre 2018

De l'Origine (Fiorio) du monde.

      C'est devant cette bien médiocre photographie d'une superbe Maternité peinte sous le titre de Deuxième halte des réfugiés espagnols que m'est subitement venu à l'esprit sans que j'y aie le moins du monde réfléchi auparavant - "donnée" donc, prête à être transmise, sinon partagée - l'idée que L'Origine du monde façon Fiorio est d'un tout autre ordre de celle ouvertement défendue - sans jeu de mots ! - par Gustave Courbet dont tout le monde connaît aujourd'hui le fameux tableau portant ce titre... [Lire la suite]
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22 octobre 2018

Impromptu 16 : Cantate BWV 116...

Alors la peinture lève son dernier voile, se révèle : la peinture en son essence est musique, elle est silence, elle est musique. Claude-Henri Rocquet dans Rêver avec Serge Fiorio.  *    L'écoute impromptue, de bonne heure, de cette Cantate BWV 116 de Bach vient, par bonheur, de me transporter ipso-facto dans l'atelier de Serge. D'où je vous écris, du coup ! Ayant sans doute monté la volée d'escalier sur la pointe des pieds puis passé le pas de la porte - encore et toujours, à jamais ouverte ! - à pas feutrés... De... [Lire la suite]
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25 octobre 2018

Une lettre riche d'émotion et de confidences.

  Je t'ai dit souvent à quel point j'étais lié à ce que je faisais. Cela exclut tout orgueil en moi et la providence ferait-elle qu'un jour mes toiles valent une fortune, que je ne les aimerais pas plus pour cela. Mon attachement à mon œuvre n'a ni raison pratique, ni commerciale, ni matérielle.    Ma peinture est la manifestation la plus directe, la plus authentique et la plus sincère de ce que je suis. Serge Fiorio *    Dans son introduction aux Lettres de Van Gogh à son frère Théo, Pascal Bonafoux... [Lire la suite]
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28 octobre 2018

Lucienne Desnoues.

   L'époque devient de plus en plus folle. Cela de temps en temps nous déboussole mais le plus souvent nous affermit dans nos convictions essentielles. Soyons bien vrais, soyons bien chauds, bien attentifs à tout, bien pudiques, ayons le plus d'amour, le plus de vertus et le plus de style possible. Lucienne DesnouesLettre à Serge Fiorio du 3 novembre 1969. Où le merveilleux perd ses droits commence l'abstrait.  Louis Aragon *    Petite-nièce du maréchal-charron du Grand Meaulnes, Lucienne Desnoues excelle... [Lire la suite]
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