Qui n'aime pas l'eau pure a le cœur peu sincère.

Lanza del Vasto

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   Dans le précédent billet intitulé Pierre Martel, une lettre de 1947, j'écrivais, différenciant ainsi ses publications de bien d'autres :  « Pierre Martel y donnait soif, en fait, avant tout, au lieu d'abreuver ! »
Et voici - comme s'il m'avait entendu -  que m'arrive tout juste entre les mains un texte de sa plume sur... la soif ! Page-épitaphe, en un sens testamentaire, photocopiée puis offerte, au moment de l'au-revoir, lors de l'une des dernières visites que je lui fis tandis qu'il habitait encore avec son épouse à La Bonnechère, commune de St-Michel l'Observatoire.

SOIFMaintenant, à quand une exposition - monographique, ou pas tout à fait ? - dans le genre de celles, excellentes, dont il avait le secret ? À travers l'exemple de sa vie et de son action, une telle manifestation serait tout à fait apte - en plus de la célébration méritée -, à pousser à la roue de la considération d'un grand éventail de sujets, de la réflexion sur un grand nombre de problèmes actuels qui préoccupèrent Pierre au plus haut point et auxquels, au fond, il se consacra sans relâche, corps et âme : cela, aussi bien et autant du temps héroïque de sa vie de jeune curé de campagne, qu'ensuite, au cours de sa vie de père de famille.
Chemin faisant, tout le long, jamais rien en lui de protocolaire envers les autres, d'onctueux, rien non plus du savant, émérite avant l'heure, « qui - selon ses propres mots - te parle de loin et de haut depuis sa fenêtre. »
Spiritualité et écologie furent, pour résumer, les fers de lance de ce noble et lucide guerrier au tempérament lui-même sacrément bien trempé.

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De quoi lire :
Pierre Martel, une lettre de 1947.

La haute figure de Pierre Martel.
Pierre Martel, une facette seulement.


Le fondateur Pierre Martel

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