« Tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude » déclare Albert Camus.

Cette pensée hautement militante me semble, telle quelle, aujourd'hui parfaitement applicable au domaine de ce qui, sous le vocable d'art contemporain, pollue les esprits, trop souvent la nature et tous les beaux lieux patrimoniaux qui, en accueillant ses manifestations, lui servent de caution.
« La plus belle des ruses du diable, écrit Baudelaire, est de vous persuader qu’il n’existe pas ! »

Si je décoche encore aujourd'hui une courte mais solide flèche en direction de cet "art" qui, sans en être un, veut se faire passer pour tel, c'est qu'en cette saison, les manifestations artistiques foisonnant un peu plus chaque jour, je me trouve relancé sans cesse - par annonces interposées, photos couleur à l'appui - pour aller ici et là baver d'admiration ou rester bouche bée devant de pures et vaines absurdités mises tout simplement à la mode par ceux qui en hauts lieux en tirent les ficelles. Mais pas que les ficelles, bien entendu.

Cependant, en sens inverse - signe des temps ? -, The Square (j'espère que c'est un bon film) vient d'obtenir la Palme d'Or cette année à Cannes : le vent commencerait-il à souffler frémir autrement dans les "hautes sphères" ?

Extrait de presse : Évidemment, le monde de l’art contemporain en prend pour son grade dans The Square, que ce soit à travers l’exposition en elle-même, d’une incroyable naïveté (un carré "de confiance" où chacun peut faire ce qu’il veut), ou la mise en place risible d’une stratégie de communication qui se termine par un incroyable bad buzz. Le héros lui-même passe tout le film à réaliser qu’il est… un con.
Au-delà de cette critique attendue du milieu de l’art contemporain, avec ses vieux donateurs et ses patrons lâches qui cherchent un bouc émissaire au moindre souci, Ruben Östlund s’en prend plus généralement à nos sociétés modernes, et à une tranche de la population, les bourgeois et autres bobos (qui ont pris cher à Cannes aussi avec la Mise à mort du cerf sacré), riches mais pathétiques et désœuvrés, qui se pensent éclairés et ouverts, mais ne le sont pas tant que ça. The Square, c’est un peu le triomphe du politiquement incorrect. 

PS : quant à moi, j'aurais sans doute mieux fait d'intituler ce billet d'humeur : Recette imparable - ou incomparable - pour se faire quelques nouveaux amis ! Mais tant pis pour moi !

 

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Traduzione a cura di Agostino Forte :

 

   « Tutto ciò che degrada la cultura abbrevia il cammino verso la schiavitù », così Albert Camus.

Questa riflessione decisamente militante, mi pare oggi perfettamente calzare a quel mondo che, sotto la definizione di arte contemporanea, avvelena le menti e troppo spesso la natura e i tanti bei luoghi del nostro patrimonio culturale i quali, accogliendone le manifestazioni, gli fungono a garanzia.
« La più riuscita delle scaltrezze del diavolo, scrive Baudelaire, è il persuadervi della sua inesistenza »

Se ancora oggi mi trovo a scoccare una piccola ma solida freccia in direzione di quest’ “arte” - così vuol farsi passare pur non incarnandone alcuna -, ciò si deve al fatto che in questa stagione le manifestazioni artistiche brulicano un po’ più del solito e mi trovo continuamente catapultato (per interposti annunci, con foto a colori annesse) a destra e a manca dove resto in ammirazione oppure rimango a bocca aperta davanti a vere e proprie assurdità, sdoganate da coloro che nei luoghi deputati ne tirano i fili. Ma solo i fili, ben inteso!

Ciononostante, in senso inverso – segno dei tempi? -, The Square (spero sia un bel film) ha ottenuto quest’anno la Palma d’oro a Cannes: sarà che il vento stia iniziando a soffiare vibrare differentemente nelle “alte sfere”?

Cervo e Unicorno, terza figura del De lapide Philosophico di Lamsprinck (Musaeum Hermeticum, 1659)

Il cervo-Anima e l'unicorno-Spirito (De lapide Philosophico di Lamsprinck, Musaeum Hermeticum, 1659)

 

Estratto stampa:Il mondo dell’arte contemporanea subisce certamente un bello smacco in The Square, sia attraverso la mostra stessa, di una incredibile ingenuità (un luogo “fidato” dove ognuno può fare quel che crede) sia per la ridicola attuazione di una strategia di comunicazione che si conclude con un incredibile bad buzz. Il protagonista passa tutto il film a pensare di essere . . . un imbecille.
Al di là di questa critica prevista dall’ambiente dell’arte contemporanea, con i suoi noti finanziatori e i suoi vigliacchi padroni che cercano un capro espiatorio se qualcosa va storto, Ruben Östlund se la prende più in generale con la nostra società moderna e con una parte della popolazione, la borghesia e altri consimili (di cui anche la pellicola Mise à mort du cerf sacré . “ L’uccisione del cervo sacro ”, presentata a Cannes, ne ha esposte le futilità), società ricche ma patetiche e annoiate, che si pensano lungimiranti e aperte, senza esserlo poi così tanto. The Square, è un po’ il trionfo del politicamente scorretto.” [cfr. : http://www.konbini.com/fr/entertainment-2/the-square-palme-or-2017/

 

P.S. : per quanto mi concerne avrei fatto meglio ad intitolare questo corsivo: Ricetta irresistibile – o incomparabile – per farsi qualche nuovo amico! Ma dovevo pensarci prima.

 

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