Cliquer sur ce lien Jacques Douai donne accès à des "échantillons" de chansons dont un de la superbe Ô belle à la fontaine - paroles de Lanza del Vasto sur une musique du XVIIème - que Luc Dietrich appris à Serge qui, dans le souvenir de leur rencontre, en accompagna volontiers, de temps à autre, son travail de peintre tout au long de sa vie.

Ô belle à la fontaine,

J'ai soif d'un peu de ton eau.
Elle a ri, la hautaine,
Belle et froide comme l'eau.
Chardon, mélilot, menthe,
Par eux la plaine glanez.
Et toi, ma chanson, chante,
Qui sur mon malheur est née.

Chante, chante, fontaine,
Dont ne se flétrit pas l'eau.
J'ai vieilli dans la peine.
Menthe, chardon, mélilot.
Maigres senteurs de terre,
Point tôt fûtes-vous fanées,
Que la belle trop fière,
Dont m'ont vengé les années.

Adieu, beauté hautaine,
Mirée dans l'auge du cœur.
Où j'ai bu tant de peines,
Et tant goûté de langueurs.
Adieu, douleur fidèle,
Par l'âge atteint sans pardon.
J'ai revu les yeux d'elle,
Mélilot, menthe, chardon.