De "l'obligation" des citoyens et de la responsabilité des élus !!! et les bulletins blancs ???
 
Aux élus Parlementaires, et singulièrement aux élus Écologistes.
 
Réflexion et Contribution partagées !
 
   Le printemps propice à la créativité verdoyante (!) et surtout l’annoncée prévisible des débâcles électorales, incitent le Groupe des Verts de l’Assemblée Nationale à déposer une proposition de loi visant à imposer une obligation d’aller voter !!! https://fr.news.yahoo.com/pays-o%C3%B9-vote-obligation-114935807.html
 
Pauvre démocratie ! qui pense suppléer au désenchantement du peuple à l’égard de son personnel politique, en l’obligeant à se rendre aux urnes !
 
Ne conviendrait-il pas, pour les politiques, de s’interroger sur la “pérestroïka” dont notre société a besoin pour évoluer vers une vraie réforme du régime parlementaire, sortant des privilèges de statuts appartenant à un autre temps, et s’il est encore possible, reposant les fondamentaux d’un engagement inspiré d’une éthique de la conviction tout autant que d’une éthique de la responsabilité !
 
Une occasion avait été offerte aux parlementaires d’entendre le désaveu grandissant de l’opinion publique en abordant, enfin,  de façon moderne, ample et courageuse, la reconnaissance du bulletin blanc. Or, malgré la loi votée en février 2014, les bulletins blancs ne sont toujours que comptés.
Pour cause, les parlementaires qui ont voté la dite loi ont réussi ce “déni” de démocratie de faire en sorte que le  volume des bulletins blancs n’entre pas dans les suffrages exprimés et qu’il n’influence donc pas sur les résultats.
 
Le texte de la proposition de loi (jointe en pdf) confirme cette situation, en semblant s’en satisfaire ‘'(!) :  “Certes, les bulletins blancs ne sont toujours pas intégrés aux suffrages exprimés” !
 
Ainsi, préservant leurs sièges plutôt qu’osant aborder leur remise en question, par cet inachèvement du dispositif législatif sur “le bulletin blanc”, les parlementaires ont accentué un contexte où le “citoyen-désenchanté” va préférer s’abstenir, ou alors aller vers un vote de contestation quitte à ce que celui-ci aille dans les extrêmes, puisque son “bulletin blanc” n’aura jamais la capacité d’invalider une élection !
Ainsi un(e) candidat(e) peut être élu(e) avec un seuil de 40 % d’absentions et de 10 % de bulletins blancs ! Cela n’est plus possible !
 
Il serait donc temps, si le Groupe des Verts veut avancer sur son initiative législative, dans un souci de cohérence minimum, d’associer alors la vraie Reconnaissance des Bulletins Blancs,
 
Dans notre démocratie, le droit de vote est un acte civique de la plus haute importance. Le droit de vote doit donc être encouragé et valorisé. C’est l’appel au choix de chacun(e) d’entre nous, dès lors que “l’offre politique” est à hauteur de la dignité, de la responsabilité et de l’éthique que l’on peut attendre des élu(e)s que nous embauchons.

Les motivations de l’électeur “blanc” ne sont pourtant ni le désintérêt, ni le manque d’information mais avant tout le simple refus des candidats en présence.

Le vote blanc n’est ni une abstention, ni un vote nul. Il permet aux électeurs d’adresser un message à leurs élus tout en offrant une meilleure lisibilité des résultats d’un scrutin. Sa reconnaissance, 70 ans après le droit de vote aux femmes, serait une des plus manifestes expression de l’évolution de notre démocratie.

Si vous êtes arrivé(e)s jusque-là de votre lecture, il me reste à vous remercier pour l’attention que vous aurez prêté à ce Billet d’humeur !

Bien cordialement,

Philippe Courbon

En hommage à mon Ami Georges Krassovsky, fondateur du “Nouvel Humanisme” et d’”Esprit Libre” et ardent défenseur de la reconnaissance du bulletin blanc, décédé en juin 2011.