01 juin 2014

Une image du Paradis.

Là, tout est paix. C'est le titre lapidaire et cependant très éloquent que Serge donna à sa toile quand l'éditeur Max Fourny lui en demanda une à faire paraître dans son ouvrage Le Paradis et les naïfs. Abondance et fructification, esprit de famille, familiarité aussi avec les oiseaux et les animaux, sont pour le peintre les signes — plus que principaux — fondamentaux de ce lieu mythique de la chrétientée, quoiqu'il en existe de bien nombreux autres et de même païens où, visiblement, l'on sait se reposer et goûter la paix comme une... [Lire la suite]
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02 juin 2014

Sur une photo de l'atelier.

Nous sommes ici dans le saint des saints, l'atelier évidemment ! Il y a peu encore, c'est Aldo qui — en 1959 — livra à son cher frère cette petite pièce fraîchement aménagée de ses mains d'artisan consciencieux, toute peinte de blanc, sous les toits, avec quatre fenêtres, et une lucarne supplémentaire dans le plafond, à l'aplomb exact du chevalet. Combien de fois cet homme fort modeste mais extrêmement généreux y a-t-il courageusement retroussé les manches pour que Serge puisse bénéficier de ce lieu de travail quelque peu retiré,... [Lire la suite]
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03 juin 2014

Le billet d'Agostino Forte.

De la peinture à la parole. D’abord, il me faut dire que j’ai pas eu la chance de mieux connaître Serge Fiorio de son vivant. Tout ce que je viens d’apprendre autour de cette personnalité ce fut à l’occasion de la lecture du livre d’André Lombard et de son blog, à l'occasion aussi de quelques articles dans différents livres qui parlent du pays dans lequel habitait le peintre et qu'il fouillait en ses tableaux, évidemment. Je vais tenter, à ce propos, de relater une méditation que j’ai vécue ce matin, la transcrivant de... [Lire la suite]
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04 juin 2014

Texte de Georges Besson.

   C'est à l'occasion de la deuxième exposition Fiorio à la Galerie du Haut Pavé, quai Montebello à Paris, en 1961, que le critique et collectionneur Georges Besson rendit compte, dans Les Lettres françaises, de ses impressions devant la peinture de Serge. Sa collection personnelle fut présentée au Louvre du 11 décembre 1964 au 8 février 1965. Un Fiorio en faisait-il alors partie ?      Je n'ai pas gardé un souvenir précis des œuvres du débutant qu'était, il y a vingt-cinq ans, Serge Fiorio. Haut-savoyard... [Lire la suite]
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05 juin 2014

Texte de Philippe Cottenceau.

Angevin d'origine, haut provençal de cœur, poète et cerf-voliste proche du facteur-poète Jules Mougin, Philippe Cottenceau — 1957-2006 — fut également un ami de Serge et, comme on va le lire, un fervent admirateur de sa peinture. Il est décédé très jeune encore, à quarante-neuf ans.    A l'œuvre, debout devant son chevalet et seul face à la toile en cours, Serge est là à sa place, au lieu de passage où transhument les grands espaces de ce pays, en même temps que leurs rêves. Il en capte les images, elles aussi toujours en... [Lire la suite]
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06 juin 2014

Un Manège de 1971.

     Je voudrais simplement ajouter à la ronde de ce Manège deux citations. La première est d'Anatole Jakovsky à propos de son dada, la peinture naïve, qu'il définit comme étant « Un art qui ne souffre pas les yeux secs ».   La seconde est de Rimbaud dans Une Saison en enfer : « Je trouvais dérisoires les célébrités de la peinture et de la poésie moderne. J'aimais les peintures idiotes, dessus de porte, décors, toiles de saltimbanques, enseignes, enluminures populaires...» Je crois que... [Lire la suite]
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07 juin 2014

La traite.

   Robert Doisneau est là — un peu en voyeur ! — à l'heure de la traite des chèvres. Aussi, tous les visages sont tournés vers le photographe dont l'arrivée surprend visiblement tout le monde par le déclic instantané de son appareil. C'est un autre Serge, faunesque, que Doisneau nous montre, pas le peintre solitaire que tout le monde connaît debout, bien droit, face à la toile en cours sur le chevalet, mais l'homme dans l'une de ses activités quotidiennes, en dehors du cadre de son atelier.   Sauver le Grenier... [Lire la suite]
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08 juin 2014

La peinture est une aventure.

   Devant une peinture, il y a ce que l'on voit, ce qui nous saute aux yeux, nous saisit, nous interpelle, ce que l'on ressent — parfois jusque dans les moelles — ce que l'on découvre ensuite, quelques instants plus tard ; aussi tout ce qui nous échappe et que nous ne verrons pas. Ou alors peut-être une autre fois à un autre moment, à une autre heure — « Chaque chose vient à son heure », dit-on — en y posant un nouveau, un autre regard, car celui-ci change la peinture comme le paysage varie et se transfigure selon la... [Lire la suite]
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09 juin 2014

Une autre photo.

   Magnifique photo de Serge assis — comme on n'a pas l'habitude de le voir — en train de dessiner dans la belle lumière de son atelier. Ce jour-là, le photographe rencontra et photographia aussi, alors à sa demande, le jeune écrivain allemand Hubert Fichte employé pour quelques temps chez les Fiorio pour des travaux agricoles et la garde du troupeau. Photo Christian von Alvensleben du 7 août 1960. C'est l'époque, dans la peinture de Serge — et donc dans sa vie — d'une intensité extraordinaire. L'encore récente... [Lire la suite]
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10 juin 2014

La lettre d'un prêtre allemand.

  Datée du 24 septembre 1962 et conservée ensuite par Serge dans ses archives, cette lettre est reproduite ici fidèlement. N'ayant pu retrouver une image de la toile dont il est question, c'est un dessin du clocher de Manosque qui, à défaut, sert ici d'illustration au texte. PS : La draille est le chemin, la piste, qu'il y a peu encore, suivaient les troupeaux transhumants pour monter à l'estive, à l'alpage. Monsieur, Je viens de recevoir votre peinture La draille que vous avez eu la bonté de... [Lire la suite]
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