01 mai 2014

Les Carnets de Moleskine.

   Lucien Jacques fut le découvreur de Giono et, par la suite, son ami le plus proche et le plus fidèle. C'est lui qui, vers 1950, vendit une ruine à Serge à Montjustin, en faisant ainsi son voisin. Aujourd'hui, à l'occasion du centenaire de la première guerre mondiale, reparaissent ses Carnets de Moleskine dans lesquels, de juillet 14 à août 15, Lucien Jacques mobilisé a tenu le journal de ce qu'il voyait et de ce qu'il vivait jour après jour, y criant haut et fort son horreur et sa révolte devant la tragédie de ce début... [Lire la suite]
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02 mai 2014

Chevaux de trait et labours.

   Je parlais, dans un billet précédent, de l'imposante beauté plastique de l'animal dans La Cérémonie du cheval. Cela m'a amené à me pencher sur certaines œuvres où le cheval de trait apparaît, dont une huile sur bois visiblement réalisée à partir d'une photo que, très probablement, Serge prit lui-même dans le but d'ensuite s'en inspirer. Datée 1. 7. 39, la scène ne se passe pas en rase campagne mais aux abords d'un modeste village dont on voit les premières maisons ; sans doute s'agit-il de celui de Campsas, le plus... [Lire la suite]
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03 mai 2014

Prix Pierre Magnan de la nouvelle.

  Prix Pierre MAGNAN de la nouvelle. Coordonnées : Service culture Musée Terre et Temps, Place de l'église 04200 SISTERON Tél. : 04 92 61 54 50 E-mail : service-culture@sisteron.fr Fichier à télécharger : Prix Pierre Magnan 15-16 novembre. Un concours littéraire est organisé sur Sisteron pour le Prix Pierre Magnan de la nouvelle, du nom de l'écrivain manosquin décédé en avril 2012. Inscriptions en juin, réception des manuscrits du 1er septembre au 15 octobre, remise des prix le week-end du 15-16 novembre.... [Lire la suite]
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04 mai 2014

Texte d'Anatole Jakovsky.

   Ce qui frappe d'emblée dans l'œuvre de Serge Fiorio, c'est une certaine tenue, un timbre, pour ne pas dire un ton ; bien mieux, une certaine atmosphère très particulière qui n'est qu'à lui, à lui tout seul, et qui est, somme toute, la marque distinctive de quelques grands peintres naïfs, pas si nombreux que cela, en vérité. Les autres, malgré leur intérêt évident et leurs mérites respectifs, se contentent le plus souvent de flatter notre œil, si ce n'est éveiller notre curiosité amusée, sans provoquer pour cela d'autres... [Lire la suite]
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05 mai 2014

Texte de Jean Mogin.

   Serge Fiorio, grand disciple du paysage. L'art de Serge Fiorio, aujourd'hui très accompli, s'est formé patiemment à l'école du paysage. C'est un maître têtu, ressasseur, entiché de quelques grands principes répétés sous toutes les formes, que ce paysage de Haute Provence. Il est lui-même,  enfant de longs phénomènes, enfant de l'érosion, des eaux et du vent, il est comme usé de caresses qui ont adouci ce rebelle, et l'on dirait du côté de Reillanne, dans la vallée de l'Encrême, que des vagues lentes, profondes,... [Lire la suite]
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06 mai 2014

Premiers paysages.

   Voici deux œuvres datant du temps des premières empoignades de Serge avec l'ange à même le paysage de Haute-Provence. Dans le premier tableau — non daté, mais datable d'à peine le milieu des années cinquante (il apparaît sur une photo prise dans la chambre-atelier de Serge au presbytère, c'est-à-dire entre 1948-1954) — qui est une des toutes premières tentatives du peintre pour rendre compte de sa vision émerveillée du pays où il vient de « jeter l'ancre », bien des éléments essentiels, qui seront bien... [Lire la suite]
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07 mai 2014

La Découverte.

    Le personnage semble avoir à l'instant ouvert sa porte et — le regard encore à jeun — se trouver subitement sous le charme de la neige tombée en silence pendant la nuit, se révélant à elle, toute neuve ! On imagine ses mains, l'une dans l'autre, et son souffle — un instant coupé sûrement — maintenant délivré mais retenu, manifestant ainsi, de tout le profond de son être, un sentiment d'admiration muette dans un recueillement quasi religieux. Le peintre insiste là-dessus grâce au jeu de reflet répété du... [Lire la suite]
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08 mai 2014

Aldo Fiorio.

   Voici deux portraits photographiques d'Aldo Dario Fiorio, le frère aîné de Serge, celui sans qui l'œuvre ne serait, à tous points de vue, certainement pas ce qu'il est : frère de sang, certes, mais aussi frère d'armes ! Le premier portrait est d'Henri Cartier-Bresson, le second de Marcel Coen, tous deux amis de toute la famille. HCB le surprend debout, à la lisière, devant la porte ouverte de son atelier de menuiserie. Marcel Coen, lui, le portraiture assis cette fois dans l'atelier de Serge où il aimait venir aux... [Lire la suite]
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09 mai 2014

Sur le contenu de l'œuvre.

   La réalité spirituelle qui se manifeste, tout au long, dans l'œuvre de Serge — sans que jamais le peintre ne s'efforce pour autant de l'y faire explicitement apparaître — est le signe d'une inspiration profondément intérieure, de haut vol, en dehors de celles, moins autonomes, qui touchent la composition, le choix de couleurs, tel détail de bon sens ou tout autre, en cours de route. Seuls en sont dotés, ceux qui sont peintres corps et âme, tout entier. Ils sont nombreux heureusement et Chagall en est, par exemple, dans... [Lire la suite]
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10 mai 2014

De l'extérieur vers l'intérieur.

   Sans jamais peindre sur le motif — enfin, ça lui est arrivé quelquefois dans sa jeunesse, entre autres pour les portraits d'ouvriers — il arrivait de temps en temps à Serge de s'inspirer d'une photographie prise pour mémoire au cours d'une randonnée, d'une marche, plus tard au cours d'un petit voyage en voiture, au retour desquels, impressionné, il était pourtant immanquablement envahi d'un foisonnement d'images se bousculant sur l'écran intérieur. Ne portant jamais sur lui ni crayon ni papier, la photo lui était alors,... [Lire la suite]
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