Les tableaux de haute époque (les années trente) sont d'une toute autre trempe que la moyenne, Serge ayant à ce moment-là directement accès à des choses très primitives et très profondes qu'il traduisait au plus près par un art sans calcul, naturellement adapté, en parfaite symbiose avec le sujet ; si dépouillés aussi de tout superflu (comme son art de peindre alors l'était aussi) qu'il nous semble, en les contemplant, accéder nous aussi, grâce à lui, à des niveaux d'être et de réalité hors norme.

On peut citer, sans aucune fidélité à l'ordre chronologique de création :

Les joueurs de Morra, La famille ouvrière, La Cérémonie du cheval, Le portrait de Jean Giono, Les Quatre Âges de la vie et  — arlésienne de l'œuvre — cette scène d'illustration du Chant du monde —où une Clara en robe bleue vient d'accoucher en forêt parmi les hommes — qui dort quelque part par là, injustement, car hélas complètement à l'ombre !  Je crois pourtant pouvoir en publier bientôt une photo en noir et blanc et blanc.

 

La Mort du Cama+ Portrait giono

    La mort du Camarade (terminée en 1950) et Le Portrait de Giono peint en 1934 dans le bureau du modèle, à Manosque.

A cette liste — mais alors peintes à d'autres périodes, avec d'autres moyens — il convient d'ajouter La Mort du Camarade, Le Rêve du berger, La grande souche (et même quelques autres), Les Quatre Saisons. J'en oublie peut-être.

 

 

Lien d'annonce pour une conférence à Volx de notre ami Philippe Courbon.

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