A propos de peinture naïve, nous savons que celle de Serge dépasse haut la main le cadre  de ce genre d'œuvres et chaque fois qu'il nous est permis de le faire nous le signifions. Il ne faut jamais tout mélanger ! Par facilité d'exécution — imitation du dessin de l'enfant — des "peintres" font dans le naïf comme d'autres font dans l'abstrait ; n'importe qui faisant n'importe quoi. Aussi, les faux naïfs et les faux abstraits sont légion.

Serge ne s'offusquait pas de cette attribution dans la mesure où il voyait dans ce mot des connotations de spontanéité, de fraîcheur et de sincérité. Mais la comparaison s'arrête là. La vie de l'homme et la vie du peintre font route ensemble, sont intimement liées, d'une grande richesse humaine et artistique, l'une alimentant l'autre et vice versa, formant un couple exemplaire toujours à l'éveil du premier regard sur le monde mais aussi toujours à l'effort et en luttes pour accéder à ce monde, seules conditions valables pour atteindre l'authenticité sans rien y ajouter de plus ; parfois même simplifiant et dépouillant le sujet de sa charge inutile et superflue pour nous en livrer tous les mystères qui ne cessent de nous interroger et de nous enchanter. De l'image naïve à la naïveté de l'image : un gouffre !

Il ne faut pas hésiter à introduire dans le blog des photos de tableaux, à la longue une très riche exposition virtuelle sera en ligne pour le bonheur de tous les lecteurs.

 

Serge en train de peindre un Manège