Ici un petit ajout au dernier billet posté hier soir. Anatole Jakovsky et sa femme Renée sont les généreux donateurs qui ont permis, par cession de leur fabuleuses collections à la ville de Nice, que puisse s'ouvrir le musée qui porte désormais leur nom. Il est situé au milieu d'un parc dans l'ancienne résidence du parfumeur Coty, sur une colline.

Depuis 1982, date de son inauguration, tous les grands noms — depuis le XVIIIème — dont on rassemble les œuvres sous le vocable d'Art naïf y sont représentés, dont Serge ainsi que sa voisine et amie du Revest-des-Brousses : Aimée Castain. Nous en reparlerons.

L'adresse en est : Musée Jakovsky, château Ste-Hélène, avenue de Fabron, 06200 Nice.

Et le téléphone : 04 93 71 78 33

Il était fait allusion aussi dans ce billet précédent à Max Fourny qui est le fondateur, lui, dans sa maison de campagne, du musée de Vicq, dans les Yvelines.

Décédé en 1991, marié au peintre François Adnet, il était collectionneur d'Art naîf et éditeur, entre autres, de livres à thèmes : L'arche de Noë, le carnaval, la chanson traditionnelle, les proverbes, la fête, qu'ils faisait illustrer par ses amis les peintres dits naïfs.

Il sollicita Serge à chaque nouveau projet, preuve de son attachement et de son  admiration. Il me semble que le contrat était des plus sympathique : la toile ayant servie d'illustration — ou d'interprétation plutôt — du thème était donnée par le peintre au musée en échange de livres à offrir autour de lui. Quelle belle façon de faire avancer les choses, les faire fructifier !

Chaque fois, une belle plume était elle aussi invitée à écrire ce qui constituait le fil conducteur des pages : Jakovsky, Pauwels, Blanchard, en furent.

L'adresse en est : Musée international d'Art naïf, rue de la Mairie, 78 790 Vicq.

La peinture de Serge y est très bien représentée.

 

   Maintenant, autre chose : j'ai bien envie, un jour ou l'autre, d'écrire aux divers Conservateurs des musées qui abritent (et conservent donc !) les repliques certifiées (l'original ayant disparu) du bien trop fameux urinoir que Marcel Duchamp baptisa Fontaine dans le but d'en faire une œuvre d'art, afin de leur signifier que c'est bon, après tant de mauvais et illoyaux services pour l'esprit, de dégâts en cascades qui durent encore, hélas, tant de vaines contreverses purement intellectuelles ayant alimenté la chronique depuis bientôt un siècle maintenant à Paris, il est grand temps, sans aucun doute aujourd'hui, de leur brancher l'eau courante, leur installer une bonde neuve à chacune et un bon tuyau d'écoulement : rendues ainsi à leur fonction première, essentielle, messieurs les visiteurs pourraient, l'esprit libre désormais, y pisser dedans sans complexes au lieu de bêtement s'en retenir en les regardant, comme ils y étaient seulement autorisés, jusque-là, sous l'oeil amusés des gardiens. Et du coup,  efficaces au bon endroit, ces urinoirs serviraient enfin utilement à quelque chose !